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Colombie : le Parc national de Chiribiquete et « la Maloca des jaguars »

Diaporama - Les nouveaux sites culturels dans le monde classés par l'Unesco
PhotoClassé sous :Nature , patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco , sites de l'Unesco
Colombie : le Parc national de Chiribiquete et « la Maloca des jaguars »
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Situé dans le nord-ouest de l’Amazonie colombienne, le parc national de Chiribiquete est la plus grande zone protégée du pays. L’une des spécificités de ce parc est la présence de tepuys (mot d’origine amérindienne qui signifie « montagne »), des plateaux de grès aux parois abruptes qui dominent la forêt. Plus de 75.000 peintures, datées de 20.000 avant notre ère jusqu’à nos jours, figurent sur les parois de 60 abris sous roche qui bordent le pied de ces tepuys. Rattachées à un culte supposé du jaguar, symbole de pouvoir et de fécondité, elles représentent des scènes de chasse, de batailles, de danses ou de cérémonies. Les communautés autochtones, qui ne sont pas directement présentes sur le site, considèrent la région comme sacrée.

Texte Unesco (whc.unesco.org/fr/documents/165933) CC by-sa IGO 3.0 — Photo : Art rupestre. © Jorge Mario Álvarez Arango, tous droits réservés

Pour ces peuples, isolés volontairement ou non, ces terres représentent la « Grande maison des animaux », comme en témoigne, sur nombre d’abris sous roche, la diversité des motifs peints par les premiers habitants d’Amazonie et ce, jusqu’à nos jours. Ces représentations rupestres témoignent du lien spirituel qui les unit avec le cosmos et la nature depuis des millénaires.

Le plus grand parc national de Colombie couvre une superficie de 2,7 millions d’hectares de nature vierge, l’une des plus importantes zones sauvages reculées du monde. Le site de Chiribiquete abrite des espèces animales telles que le jaguar, le puma, le tapir du Brésil, la loutre géante, le hurleur roux et le lagotriche commun ainsi que d’autres endémiques en grand nombre.

La conservation de cette biodiversité (2.939 espèces végétales et animales ont été recensées) est d’une importance capitale, et d’une richesse irremplaçable ; l’isolement géographique du site pourrait avoir favoriser des processus d’adaptation uniques sur la faune et la flore.