Le chamoischamois est, avec le bouquetinbouquetin, l'un des deux ongulés d'altitude. Même en hiverhiver il fréquente les crêtes déneigées par le ventvent, tant qu'il peut trouver un peu de nourriture. Sa silhouette est moins massive que celle du bouquetin. Si l'épaisseur de neige devient trop importante, il descend. Certaines hardes préfèrent rester dans la forêt.

Nous nous tenons souvent à l'affût des animaux pour photographier ou filmer des scènes de proximité, mais aussi pour ces images de l'animal petit dans son milieu, qui donne toute la dimension à la montagne.

Ce chamois mâle est en pelage d'hiver presque noir. Ses cornes fines ont un crochet plus fermé que celles des femelles. Notre calendrier annuel est dicté par la saisonsaison des amours du chamois, dont nous ne manquons aucun rendez-vous depuis une trentaine d'années, tant nous nous émerveillons de leur aisance incroyable en montagne. En novembre et début décembre, période du rut, les mâles se lancent dans des poursuites effrénées pour chasser les concurrents ou rabattre une femelle. Ils perdent de leur vigilance naturelle et, dans leur excitation, s'approchent en pleine course plus facilement du photographe immobile. Le chamois est à l'aise dans tous les terrains. Une fine membrane entre les deux doigts de ses sabots lui permet une meilleure portanceportance sur la neige que le bouquetin. Des coussinets antidérapants lui assurent une bonne adhérence sur le rocher.

© Anne Lapied, tous droits réservés

Pour en savoir plus à découvrir le DVDDVD : « Dessine moi un chamois »