Contrairement à ce que l'on imagine souvent, tout oiseauoiseau qui plane descend toujours par rapport à la masse d'airmasse d'air dans laquelle il se trouve (c'est d'ailleurs la même chose pour tous les engins planeursplaneurs).

Mais si cette masse d'air monte plus vite que l'oiseau ne descend, celui-ci gagnera de l'altitude : par exemple s'il perd 1 mètre / seconde dans de l'air qui monte à 3 mètres / seconde, il s'élèvera finalement de 3-1 = 2 mètres / seconde.

Vautour fauve adulte en vol. Gorges de la Jonte et du Tarn. © CNRS Photothèque - Sarrazin François - Reproduction et utilisation interdites.

Vautour fauve adulte en vol. Gorges de la Jonte et du Tarn. © CNRS Photothèque - Sarrazin François - Reproduction et utilisation interdites.

Le « but du jeu », pour le vautour, sera donc d'essayer de repérer ces masses d'air montant, que l'on appelle des « ascendances », et de voler quelque temps à l'intérieur. En gagnant de l'altitude, l'oiseau augmentera sa réserve d'énergie potentielleénergie potentielle, autrement dit il fera le plein de carburant.

Puis il quittera l'ascendance pour se diriger, cette fois par un vol planévol plané descendant, vers la direction qui l'intéresse. En chemin il aura besoin de reprendre périodiquement de l'altitude et devra « exploiter » d'autres ascendances.

Vautour fauve. © Michel Mouze - Reproduction et utilisation interdites.

Vautour fauve. © Michel Mouze - Reproduction et utilisation interdites.

Voilà défini le principe du vol à voile tel que le pratiquent les oiseaux planeurs terrestres, tels que les buses, les aigles, les milansmilans, les cigognescigognes, les vautours... D'autres oiseaux - les planeurs marins (albatros, puffins...) pratiquent une autre mode de vol à voile très délicat à réaliser, qui consiste à décrire de larges boucles à haute vitessevitesse en utilisant le gradientgradient de vitesse du ventvent existant à différentes altitudes au-dessus de la mer.