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Vers des solutions transitoires …. A défaut d'une prise de conscience.

Dossier - La tortue étoilée de Madagascar
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Cette espèce est actuellement protégée par la convention de Washington car elle est sévèrement menacée à cause de la destruction de son habitat naturel dans la Grande Ile et de son exploitation dans le marché des animaux de compagnie.

  
DossiersLa tortue étoilée de Madagascar
 

Avec le développement de l'urbanisation, les populations de tortues diminuent fortement, non seulement parce qu'elles sont faciles à capturer, mais aussi parce que leur habitat est bouleversé. Madagascar souffre, les Malgaches souffrent. De mille maux !! Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. En 2002, le produit national brut (PNB) était de 3,84 milliards de dollars, soit un PNB par habitant de 230 dollars.

Tortue étoilée. © Josh More, Flickr, CC by-nc 2.0

L'économie demeure essentiellement agricole. Même si il existe quelques structures pour la protection des tortues, la zone géographique (sud et au sud-ouest de Madagascar) présente des difficultés socio-économiques qui renvoient le devenir de nos chères tortues à des années-lumière des préoccupations des autorités locales.

© Philippe Mespoulhé - Tous droits de reproduction interdit.

Les solutions préconisées à l'heure actuelle consistent à protéger les milieux naturels, voire à les reconstituer s'ils ont été détruits, et à les repeupler en réintroduisant ces espèces en voie de disparition. Le but commun de tous ces efforts est de gérer plus efficacement les ressources naturelles de notre planète, de limiter les dégâts causés par les activités de l'homme, tout en soutenant le développement des peuples les plus défavorisés.

L'extinction ou la rareté d'une espèce ont des causes diverses, dont la principale est la destruction de l'habitat. L'assèchement des marais, la transformation de bosquets en pâturages, le déboisement et le défrichement des forêts (particulièrement sous les tropiques), culture sur brulis, l'exploitation commerciale des animaux pour la production de produits divers, notamment alimentaires, a provoqué la disparition, ou la quasi-disparition, de nombreuses espèces. L'introduction de maladies, de parasites et de prédateurs, contre lesquels la flore et la faune locales n'avaient aucune défense, a également provoqué la réduction, voire la disparition, de certaines espèces.

© Philippe Mespoulhé - Tous droits de reproduction interdit.

À l'échelon international, les efforts se concentrent sur la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), ratifiée par cinquante et un pays. Son objectif est de restreindre l'exploitation de la vie sauvage et de la flore, en réglementant et en limitant le commerce des espèces. Force est de constater, toutefois, que ces lois, quel que soit le pays où elles sont promulguées, ne sont efficaces que si elles sont respectées et soutenues par la population et par les tribunaux, ce qui n'est pas toujours le cas.

Des braconniers et des revendeurs approvisionnant toujours le marché, l'avenir de nombreuses espèces paraît compromis en dépit de leur protection juridique. L'Administration Française veille et se montre de plus en plus sévère à l'encontre des personnes ne respectant pas les conventions internationales (saisie, procès, amendes...).