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Notre planète s'est réchauffée d'environ 1 degré au cours de ce dernier siècle. A ce rythme là, dans deux millénaires, la terre aura une température de 20°C supérieure à l'actuelle ! Quelle que soit la limite supportable par l'ensemble des organismes vivants, le bout du tunnel n'est qu'à quelques milliers d'années.

  
DossiersRégion PACA : Les espèces menacées : Survivre, s'adapter ou mourir... Mais à quel prix ?
 

Toute opération visant à protéger un site naturel, ainsi qu'une espèce animale ou végétale, est le constat d'un échec.

Même si nécessaires aujourd'hui, ces obligations de recours découlent de comportements irréfléchis conduisant à la détérioration ou à la surexploitation de peuplements qui un beau jour soulèvent la peur de l'irréversible. Naissent alors les parcs ou réserves naturelles et les réglementations de pêche ou de chasse qui conduisent également à des interdictions totales. Pourquoi en arriver là ?

Certains bouleversements sont plus médiatisés que d'autres. La Tortue de Floride, tout comme la Caulerpe, ont fait la une des journaux parce qu'elles ont été directement introduites par l'homme. La traque des Requins fait aussi couler beaucoup d'encre, car la menace d'extinction pour un bon nombre de leurs espèces se paie actuellement au prix fort, celui de leur ailerons qui font fureur chez de ridicules gastronomes. L'histoire du Corb et de ses otolithes, par contre, est bien peu connue. Quant aux migrations imputées au réchauffement de la planète, dont fait partie l'exemple du Poisson lézard cité précédemment, sont à peine remarquées.

Si j'insiste sur le Poisson lézard « Sinodus saurus », c'est parce que les espèces invasives font l'objet de nombreuses études (La Caulerpe en Méditerranée, la Crépidule en Bretagne ...).

Le Lézard, lui n'est pas considéré comme tel. Et pourtant, il est entrain de perturber un écosystème qui mérite autant d'attention et de compréhension pour expliquer une fois de plus qu'il ne s'agit pas d'une fatalité. Alors qu'importe l'origine d'un bouleversement lorsque le mal existe. Il est indispensable de soulever l'origine de toutes les anomalies constatées, même si les scientifiques qui proposent des solutions ne sont toujours pas entendus et n'obtiennent jamais les fonds nécessaires pour mettre en pratique leurs actions.

La conclusion, c'est toujours le constat d'échec ! mais le constat est nécessaire pour faire prendre conscience de l'étendue des dégâts et il ne faut pas baisser les bras.

L'accumulation de faits démontrant qu'il y a systématiquement à l'origine des dégâts une activité humaine, finira peut-être par éveiller l'attention des politiques environnementales qui ont aujourd'hui encore un intérêt bien trop politique et bien trop dépendant de la réalité économique.

L'écologie ne doit pas être liée à des tendances politiques, elle doit grandir avec les générations comme une culture universelle, la culture de tous pour le respect de la vie et les droits des générations futures.