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Notre planète s'est réchauffée d'environ 1 degré au cours de ce dernier siècle. A ce rythme là, dans deux millénaires, la terre aura une température de 20°C supérieure à l'actuelle ! Quelle que soit la limite supportable par l'ensemble des organismes vivants, le bout du tunnel n'est qu'à quelques milliers d'années.

  
DossiersRégion PACA : Les espèces menacées : Survivre, s'adapter ou mourir... Mais à quel prix ?
 

Un registre international est tenu à jour et considéré comme la base de données officielle des espèces menacées : il s'agit de la liste rouge des espèces menacées initiée et gérée par l'UICN (International Union for Conservation of Nature).

Cette liste ne compte pas moins de 2500 espèces. Cette liste est consultable sur Internet à l'adresse : "Liste Rouge"

En France, environ 150 espèces sont menacées de disparaître, et en Méditerranée, quelques unes ont du faire l'objet d'arrêtés préfectoraux pour réglementer ou interdire leur pêche.

Peu nombreuses sont les espèces qui s'éteignent naturellement. L'abattage massif de forêts tropicales entraîne systématiquement la disparition d'espèces endémiques (que l'on ne trouve qu'à cet endroit) et pour qui les conditions de vie ou de reproduction ne sont plus réunies.

D'une manière générale, la plus grande cause de disparition est la modification ou la suppression de l'habitat et des conditions de vie ; c'est le cas chez nous pour les Tortues marines (Tortue caouane et Tortue Luth) qui voient leurs aires de ponte disparaître au profit de constructions littorales ou encore le Phoque moine de Méditerranée qui a besoin d'espaces sauvages pour s'épanouir.

La modification des conditions de vie est aussi provoquée par l'introduction d'espèces domestiques ou associées à la présence humaine (chiens, chats, bétail,... rats, cafards, etc....). L'exemple qui nous est le plus proche actuellement est l'introduction de la Tortue de Floride qui se substitue dans nos cours d'eau à la Cistude d'Europe.

Copyright Photo Christian Coudre

D'autres cas passent bien plus inaperçus comme la migration de certaines espèces de vertébrés marins depuis le sud de la Méditerranée vers le nord.

Cela peut paraître naturel, normal, voir anodin. Mais ces migrations sont très probablement liées au réchauffement de la Méditerranée (+ 0,5 °C pour le XX° siècle), influencé par celui de la planète.

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Le « Poisson lézard » est actuellement l'exemple le plus inquiétant. S'agissant d'une espèce méditerranéenne, elle n'est pas comptée parmi les espèces invasives (introduites) et de ce fait, ne fait l'objet d'aucun débat. Ce poisson, présent depuis assez longtemps sur nos côtes, envahit actuellement les fonds sablonneux de manière spectaculaire.

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Son mode de vie est identique à celui des Vives et dans les calanques de la Côte Bleue, que je sillonne régulièrement, un phénomène de substitution est entrain de se produire. Sans pouvoir me prononcer sur une échéance irréversible, ce problème mérite quand même une attention particulière.