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Faune : description et distribution géographique

Dossier - Les morsures de serpents dans le monde
DossierClassé sous :zoologie , médecine , serpent

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On compte annuellement 5 millions de morsures de serpent et 150 000 décès, principalement dans les pays tropicaux. Les vipères entraînent des hémorragies et les cobras des paralysies respiratoires mortelles. Le sérum antivenimeux est le seul traitement.

  
DossiersLes morsures de serpents dans le monde
 

Parmi les serpents terrestres (2 500 espèces environ), deux familles sont principalement concernées :

Python. © Monica Martinez Do-Allo - Shutterstock
  • les Viperidae d'une part, qui regroupent les vipères vraies de l'Ancien Monde et les crotales de l'Amérique et de l'Asie du Sud-Est (fig. 2) ;
Bothrops brazili
  • les Elapidae d'autre part, cobras, bongares asiatiques et mambas africain, serpents corail américains, Elapidae australiens et serpents marins (fig. 3).
Micrurus surinamensis

D'autres familles, comme les Atractaspididae ou vipères-taupes, serpents fouisseurs pourvus d'un venin cardiotoxique, et certains Colubridae opistoglyphes peuvent infliger des morsures graves, voire mortelles. Cependant les accidents dus à ces deux dernières familles sont rares en dehors des manipulations de l'animal.

Chez les serpents, le venin est fabriqué par une glande d'origine salivaire située en région temporale ; il est injecté dans la proie ou la victime, par des dents maxillaires spécialisées dont la disposition varie selon les familles (fig. 4).

Les serpents se rencontrent sous toutes les latitudes entre les deux cercles polaires. Cependant, c'est surtout en zone tropicale, notamment en Asie et en Afrique, que se trouvent les espèces les plus dangereuses et les peuplements les plus importants. Ceci explique une incidence et une sévérité des envenimations d'autant plus élevées que l'on s'approche de l'Equateur (fig. 5).

Au total, on compte plus de 5 millions de victimes de morsures de serpent chaque année dans le monde. Près de 150 000 en meurent, faute de soins appropriés, dont 70 % en Asie et 20 % en Afrique.