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Cartographier le fond des océans : à quoi ça sert ?

Dossier - Les fonds océaniques en 3D
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Les océans couvrant 70 % de la surface terreste, la cartographie marine est un grand défi auquel participe l'Ifremer pour la connaissance du milieu océanique. Découvrez le métier, les techniques et les réalisations cartographiques.

  
DossiersLes fonds océaniques en 3D
 

1 - La connaissance scientifique

La connaissance du relief et de la bathymétrie, ainsi que de la nature des fonds marins, est à la base de toutes les études en géosciences marines : elle permet d'appréhender l'environnement géologique ou sédimentologique à des échelles très variées allant de la connaissance régionale (tectonique, nature des marges,...) jusqu'à la connaissance de détail (avalanches sous-marines, dynamique sédimentaire, évolution du niveau marin, hydrates de gaz...).

La cartographie permet également d'affiner les études dans les domaines de l'hydrodynamique (modélisation), l'océanographie physique et même biologique (liens entre la morphologie et la présence d'espèces).

Ce sont donc autant d'études sur notre environnement et la préservation de sa richesse qui bénéficient de cette activité scientifique.

2 - L'industrie et la politique aussi

En terme d'activités économiques et industrielles, la cartographie trouve des applications dans plusieurs domaines : l'activité pétrolière offshore, la pose de câbles sous-marins, l'estimation de ressources minérales, les pêcheries localisées,...

La dimension politique est aussi très présente actuellement, particulièrement pour la connaissance du domaine maritime sous juridiction nationale (zone économique exclusive, plateau continental...). Le programme Extraplac - décrit plus loin - en est l'illustration parfaite.

Localisation des campagnes de cartographie réalisées par les navires Ifremer depuis 1977 © Source Ifremer/Sismer, Banque nationale de données géophysiques Reproduction et utilisation interdites

3 - Enfin, la part du rêve qui sied au monde du silence

L'éternelle découverte des fonds marins... Car finalement, la connaissance reste très approximative dans de nombreuses régions sous-marines. Imaginons connaître les Alpes, sans identifier précisément ses réseaux de vallées, ou bien ses pentes les plus abruptes...

Estimation des surfaces (km²) des océans couvertes par les sondeurs multifaisceau des navires de l'Ifremer © Source Ifremer/Sismer, Banque nationale de données géophysiques Reproduction et utilisation interdites

Pour illustrer la tâche qu'il reste à accomplir, notons que la surface cartographiée par les navires de l'Ifremer depuis 1990 est estimée à une dizaine de millions de km2, soit à peine 3 % de la surface des océans... !