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L'île de La Réunion est une île volcanique au climat tropical tempéré, riche d'une diversité raciale, d'une faune et flore d'exception.

  
DossiersVoyage à La Réunion : découverte de l'Île Bourbon
 

Située dans l'Océan Indien, à 800 km à l'est de Madagascar, l'île de la Réunion, au climat tropical, constitue, avec les îles Maurice et Rodrigues, l'archipel des Mascareignes.

Son environnement : sa forêt tropicale, ses massifs volcaniques et ses plantations de canne à sucre en font une île haute en couleurs. Ici, la nature a laissé en héritage une extraordinaire richesse de paysages et sur une superficie de 2500 km2 (l'équivalent d'un petit département français), la Réunion offre la diversité d'un continent..

Le principal acteur de l'Ile de la Réunion, est le Piton de la fournaise, un volcan intraplaque, altitude 2632m. Son diamètre de base, sur le fond océanique, est de 240 km.

Eruption du 4 Juin 2003 © Photo Philippe Mespoulhé

Le Piton de la Fournaise est un jeune volcan-bouclier hawaiien, né il y a 5 à 600 000 ans sur les flancs de son aîné le Piton des Nieges. Celui-ci, désormais assoupi, émergeait de l'océan pour former l'île, il y a plus de 2 millions d'années. Ce volcanisme dit de point-chaud, c'est-à-dire qu'il est issu d'une lente remontée de magma, donc de chaleur, depuis l'intérieur du manteau terrestre. A la manière d'un chalumeau, ce "panache" perce la croûte terrestre et construit de grands massifs volcaniques, tels que La Réunion ou Hawaii. Il est l'un des plus beaux volcans-boucliers du monde.

Eruption du 11 Juin 2003 © Photo Philippe Mespoulhé


Plus de 150 éruptions ont été recensées depuis 1649. Les premières éruptions décrites soigneusement remontent au XVIIIe siècle. Jusqu'au début du XXe siècle les récits sont dus à quelques explorateurs aventureux dans des régions alors sans voies d'accès (Bory de Saint-Vincent, Maillard, Velain, Hermann, Lacroix, etc.) et à des observateurs (Hugolin, Hubert, rapports de gendarmerie) situés sur le littoral. Bien que parfois spectaculaires, ces récits sont trop imprécis quant aux lieux des éruptions, leur nombre, ou leur durée. Grâce à l'amélioration des voies d'accès à l'Enclos Fouquet, les éruptions des 50 dernières années ont été observées et suivies avec plus de précision. Depuis 1979, un Observatoire Volcanologique suit en permanence les moindres toussotements internes grâce à un des réseaux de surveillance parmi les plus denses du monde

La prévision des éruptions et leur étude dans les moindres détails en sont les principales activités. Actuellement, la zone la plus active du volcan se situe à l'intérieur de la caldeira la plus récente, prolongée à l'est par les remparts de Bois-Blanc et du Tremblet, formant ainsi une structure en fer à cheval ouverte vers la mer. Plus de 95% des éruptions ont lieu dans cette enceinte, leur fréquence est très variable mais elles font de la Fournaise un des volcans les plus actifs du globe.

En dehors de l'Enclos, l'activité volcanique est plus réduite et localisée suivant de grands axes se recoupant au niveau du sommet. Sept éruptions "hors enclos" ont été observées depuis 1708, les dernières datant d'avril 1977 (qui ont détruit en partie le village de Sainte-Rose), et de mars 1986 (au niveau du village du Tremblet et de la Pointe de la Table).

Lave près de Ste Rose © Photo Agnès Bugin

Ce sont les seules qui menacent la population une à deux fois par siècle. L'une des dernières coulées fut très spectaculaire, et permit aux Réunionnais d'assister à un spectacle véritablement dantesque, à un combat gigantesque et hors du commun, au mariage fantastique de l'eau et du feu. Ce dernier, venu des entrailles de la terre, déversait un flot ininterrompu de basalte dans la mer, à proximité du lieu-dit "la Pointe de la Table". La coulée de lave subissait des variations de vitesse spectaculaires passant de 7 à 15 m3/seconde et c'est à une température de plus de 1000 degrés qu'elle se heurta aux vagues brutales de cet endroit, provoquant des réactions exothermiques extraordinaires. Lorsque l'éruption s'arrêta, le 5 avril, l'île de la Réunion avait gagné 30 ha sur l'Océan Indien... Mais la mer, forte de sa capacité d'érosion, ne reprendra-t-elle pas son bien au cours des millénaires à venir ?

  •  Les cirques

Des massifs montagneux, nés de l'érosion et de l'effondrement des parois du Piton des Neiges et du Piton de la fournaise, ce sont crées, on leur donna le nom de cirques en raison de leur aspect circulaire.

Le cirque de Salazie :

Cirque de Salazie

Le plus verdoyant puisque l'eau y jaillit en multiples cascades, ruisselle de tous les pitons, de ce fait la végétation y recouvre toutes les parois soit par des bambous, chouchous, cresson, songes et bananiers. Un véritable jardin de verdure. L'endroit le plus spectaculaire est la cascade appellée "Voile de la Mariée"

Voile de la Mariée

Le cirque de Cilaos :

Cirque de Cilaos

Ce cirque plus urbanisé est beaucoup plus sec. En 1819, la découverte de trois sources themales à fait la réputation de Cilaos, ou des Thermes existent encore de nos jours. On y propose des cures d'eaux bicarbonatées sodiques, qui jaillissent aux températures de 31° (source Véronique) et 38° (source Irénée, du nom de l'ancien maire Irénée Accot à la base de la relance de cette activité).

Le cirque de Mafate :

Cirque de Mafate

Des vallées imbriquées les unes dans les autres, pratiquement inaccessibles, font de ce cirque un endroit synonyme d'isolement, de solitude ... Pour y entrer ou en sortir, il n'existe que deux voies : la voie des airs et celle des sentiers.

Comment accéder aux habitations ?

En effet, la difficulté de son accès, due à son relief tourmenté et chaotique, empêche la route de pénétrer au cœur de ce sanctuaire naturel. Riche de paysages extraordinaires : gouffre énorme aux vertiges chaotiques, calme souverain, monde minéral encore énigmatique, ... Ce petit paradis tout d'ombres et de lumières, n'en finit pas de jouer son festival de falaises et de pitons torturés, de gorges et de ravins profonds, d'îlets perchés et solitaires. Malgré ces difficultés plus de 900 personnes vivent ici.

  • Le climat

Son climat tropical est sous l'influence des vents alizés. La moyenne des températures est de 20°C sur le littoral et de 14°C dans les plaines intérieures, des gelées nocturnes se produisant sur les hauteurs au dessus de 2.000 m La saison des cyclones dure de décembre à avril.

© Photo Agnès Bugin

Riche d'une faune et flore d'exception, l'Ile de la Réunion posséde des réserves biologiques domaniales important (7 000ha) sur les espaces forestiers des Hauts auquel s'ajoutent sur le littoral des acquisitions importantes du conservatoire du littoral (Etang du Gol, Bois Blanc, Anse des Cascades, etc...) et la réserve naturelle de Saint-Philippe-Mare Longue (68ha), en projet : la protection des lagons, la forêt de la Rivière des Remparts..

© Photo Agnès Bugin

Il en est de même pour le secteur des volcans pour lequel on réfléchit à la mise en place d'une protection forte, dans le cadre d'un autre projet de parc, destiné à assurer la protection et la mise en valeur des Hauts.