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Construction, aquaculture et pêche

Dossier - Le Littoral atlantique de Dunkerque à Biarritz
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Le littoral atlantique représente, en France, la plus grande partie des limites du pays. Trois grands estuaires, quelques grands ports, des milliers de kilomètres de côtes dont certaine partie est encore préservée, pour combien de temps ?

  
DossiersLe Littoral atlantique de Dunkerque à Biarritz
 

Constructions portuaires économiques. D'une manière générale, il n'est pas possible d'éviter les effets des constructions portuaires sur l'environnement.

1 - Les constructions

Toutefois, il est dans une large mesure possible de planifier et de réaliser des projets soucieux de respecter les impératifs environnementaux, à condition que :

- la finalité et les éléments des projets soient clairement définis ;
- les contraintes (exploitation et construction) soient intégrées dans la conception
- les conditions environnementales soient étudiées par des analyses approfondies
- les interactions et les conflits d'intérêt soient pris en compte d'emblée
- des normes environnementales strictes soient retenues dès le début
- des structures et techniques aussi simples que possible et adaptées aux besoins du site afin que les ouvrages réalisés permettent, une fois achevés, une exploitation aussi peu gênante que possible pour l'environnement.

Il importe d'assurer que les activités d'exploitation seront mises en oeuvre avec le minimum de nuisances et de pollutions environnementales.


Estuaire de la Seine, port du Havre

A cet effet, les études doivent :

- tenir compte dans leur totalité des contraintes d'exploitation
- prévoir des programmes de formation des futurs exploitants
- prévoir une action permanente de perfectionnement du personnel.

L'implication précoce des groupes de population dans les processus d'étude et de décision permet de respecter leurs intérêts et contribue à minimiser les problèmes écologiques (utilisation concurrente des sols, nuisance subies par les zones d'habitat à cause des transports, etc.). Seule cette action conjuguée en faveur de l'environnement , au niveau de la planification et de la réalisation du projet d'abord, puis de son exploitation, peut contribuer à améliorer durablement la situation économique.

Effets sur l'environnement et mesures de protection.

L'impact environnemental des ports est important. Il découle d'une part de la construction, transformation ou extension des installations portuaires mais aussi du fonctionnement de toutes ces installations ainsi que des entreprises industrielles, artisanales et commerciales et des systèmes de circulation sur terre ou sur l'eau. L'impact environnemental concerne : l'eau, le sol et l'air ainsi que la faune et la flore (terrestres et aquatiques) et les êtres humains.

Des effets particuliers sont générés par les marchandises dangereuses.
Schématiquement, les effets environnementaux sont dus au site portuaire et aux entreprises industrielles liées aux ports maritimes (atteintes à la nature et aux paysages). De même au niveau du fonctionnement, les effets sont dus à toutes les activités : navigation, chargement, déchargement, stockage, transport, approvisionnement, évacuation, entretien et réparations, transformation et d'ennoblissement implantées dans l'environnement du port.

Construction de ports de plaisance

Alors que la plaisance bénéficie d'une image environnementale positive dans le public, ses impacts sur l'environnement sont très loin d'être négligeables, même si ces plaisanciers prétendent « aimer » la nature. Les aménagements portuaires modifient le littoral (artificialisation de la côte), les paysages, la circulation des courants, des sédiments, et les milieux (herbiers, zone de reproduction de la faune). Les navires et engins de plaisance (jet ski), interviennent sur les milieux naturels : bruits, sillages, déchets, rejets éventuels et impacts des mouillages notamment sur ancre. En concentrant les navires, les ports et mouillages concentrent aussi les nuisances (déchets, eaux usées, hydrocarbures, détergents, etc.).

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Port de plaisance

Leur capacité croissante augmente aussi la pression sur les sites protégés. Ces impacts ne sont pas limités à la période de construction, ils sont permanents du fait même de la présence du port et de son fonctionnement mais ils ne concernent malheureusement pas que le port et ses abords immédiats.

Les mouillages se multiplient sans que le processus soit toujours maîtrisé.

A la belle saison, les bateaux vont mouiller dans des criques, des baies et ceci cause des dépôts de macrodéchets (bouteilles, bidons, sacs plastiques,...), des arrachages d'herbiers par les ancres, l'érosion des fonds, une perturbation de la faune (oiseaux nicheurs ou zones de frai). Les effets ne seront pas annulés durant la morte saison, provoquant un cumul des nuisances d'une année sur l'autre et altérant des zones sauvages et ou protégées qui ne sont, en général, pas bien respectées.

Un exemple : dans le Golfe du Morbihan, on a constaté qu'ils dégradent les herbiers à zostère sur lesquels ils sont installés. Les chaînes de mouillage raclent les fonds à marée basse. Par endroits (Port Navalo), jusqu'à 25 % du couvert végétal a disparu. Parmi d'autres sources de disparition des herbiers à zostère, on trouve le dragage, le chalutage, l'augmentation de la turbidité dans les eaux côtières, etc. Le bruit et la vitesse des engins à moteurs occasionnent des perturbations pour l'avifaune ou pour les autres usagers de la mer, notamment les conchyliculteurs car les passages créent trop de vagues. Les naturalistes font état d'un dérangement des oiseaux en présence de kite-surf et de jet-ski. Les mammifères marins sont aussi perturbés car certains plaisanciers à moteur poursuivent les dauphins et dérangent les phoques. Les perturbations concernent aussi les îles accessibles ainsi le dérangement par les plaisanciers a causé la disparition des colonies de sternes sur Méaban, face au golfe du Morbihan.

 
Golfe du Morbihan, un milieu fragile

Pollution dans les ports de plaisance. Si la plaisance apparaît peu polluante, elle participe aux sources de pollutions dans les ports par la vie des plaisanciers à bord de leur bateau (eaux usées et eaux vannes, déchets) et par l'entretien des bateaux (utilisation de peintures antisalissures, de détergents lors des carénages notamment, entretien des moteurs, approvisionnement en carburant). L'exemple le plus connu est celui du tributylétain (TBT) dans les peintures antisalissures considéré comme un polluant marin. Ces peintures agissent en diffusant dans le milieu, sont très toxiques pour les mollusques à des concentrations extrêmement faibles et entraînent des modifications significatives de la sexualité des gastéropodes marins et des anomalies dans la calcification des coquilles d'huîtres. La restriction d'utilisation du TBT a eu pour effet de susciter le développement et l'usage de nouvelles substances encore mal connues au niveau écologique. Le taux d'équipement en dispositifs de prévention des pollutions dans les ports français reste faible. ( Tiré et modifié d' un document écrit par Josette LAUNAY de Bretagne environnement)

Constructions de remblais, de maisons ou de marinas en bord de mer

Le rôle principal de l'ingénierie littorale est de permettre l'usage optimal de la côte et de limiter l'impact humain sur la nature, en tenant compte de l'évolution à long terme aussi bien que des risques de catastrophes soudaines. Les facteurs morphodynamiques sont altérés par l'homme avec comme but de préserver le statut actuel. Cette intervention humaine continuelle, comme la construction de digues, de jetées, de recharge de plages, vise à protéger le paysage naturel aussi bien qu'à préserver sa valeur économique. A cela s'ajoute le contrôle de la bathymétrie côtière nécessaire pour la sécurité du trafic maritime, afin de minimiser le risque d'accidents et de pollution conséquente qui s'avère hautement dommageable pour la faune et à la flore, l'usage récréatif du littoral et la production piscicole et conchylicole, et aussi les bonnes affaires des BTP locaux ou non.

Bref on en arrive à ça : Lire le dossier sur Futura-Sciences

Côte Picarde : Evolution et aménagements

http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/geologie-cote-picarde-evolution-amenagements-621/

et aussi
http://www.u-picardie.fr)

1 - Des enrochements efficaces pour absorber l'énergie des vagues qui sont une défense souple et une surface rugueuse diminuant l'amplitude du jet de rive. Ces structures sont peut-être encore les moins laides mais elles coupent le rivage de son arrière domaine.
2 - Les digues qui sont peut-être intéressantes en ville bien que ce soit souvent tellement laid de voir tout ce béton au bord de la mer... qui tuent le naturel du rivage comme les autres installations d'ailleurs et de coût très élevé.

 
Digues

3 - Les brises lames qui si d'un côté provoquent l'accumulation de sable ou de galets, de l'autre voient la plage reculer et même peuvent modifier la ligne de côte...
4 - La protection des falaises : mis à part l'accumulation de galets qui est d'ailleurs naturelle et qu'il ne faudrait pas toucher alors qu'ils ont exploités en certaines régions.

La meilleure solution et à terme la seule valable est celle de la délocalisation des éléments (maison, immeubles, autres installations) A terme, ça coûtera nettement moins cher, ça élargira le domaine maritime et la zone réservée à la mer et à la côte qui pourrait ainsi évoluer naturellement. Bien sûr ça va coûter de l'argent mais sans aucun doute beaucoup moins que ces horreurs....et ça aurait un effet tout à fait civique, de donner l'accès à la mer à tous .... Imaginez un instant la côte atlantique avec, au hasard, disons 300 mètres ou 500 m ou plus, suivant les endroits, libres de constructions, accessibles à tout le monde, interdits aux moteurs... Oh non, on n'enlèverait pas les villes mais on pourrait interdire qu'elles se développent le long du littoral....on n'ose pas même en rêver !

2 - La pêche, l'aquaculture, la conchyliculture et l'ostréiculture

Pendant trop longtemps, la vie marine a été accessible à tous. Les progrès de la technologie font que la puissance des bateaux et des équipements fixes ( élevages) utilisés pour exploiter la vie marine sont supérieurs à la capacité de la nature à préserver cette vie. De nombreuses espèces se sont éteintes ou sont en voie d'extinction à cause de l'influence dévastatrice de l'homme. On parle toujours d'emplois, de développement, d'investissements mais très rarement de la mer dans tout ça !

 
Chalutier

Les navires industriels sont capables de localiser précisément des bancs de poissonsCes flottes de pêches industrielles ont dépassé les limites écologiques de l'océan. Au fur et à mesure de l'extinction des grands poissons les poissons plus petits sont visés, et ainsi de suite...De plus en plus de populations sont en compétition pour des réserves de moins en moins importantes, ce qui ne fait qu'aggraver la situation.

Les pratiques de pêche modernes entraînent énormément de pertes.
Chaque année, les filets de pêche tuent baleines, dauphins et marsouins dans le monde. Les filets sont la plus grande menace pour de nombreuses espèces. Certaines pratiques détruisent l'habitat. Le chalutage de fond détruit les coraux les fonds marins et autres écosystèmes délicats. Les pêcheries non réglementées « volent » le poisson de manière systématique et privent les plus pauvres du monde d'une sécurité alimentaire et d'un revenu

  • L'aquaculture
L'aquaculture (élevage de poissons, de mollusques et de crustacés) est souvent mise en avant comme l'avenir de l'industrie des produits de la mer. L'élevage de saumon prouve que l'élevage n'est pas une solution: il faut environ 4 kg de poisson sauvage pour produire 1 kg de saumon d'élevage. Il faudrait aussi parler des déchets (nutriments perdus dans l'eau, antibiotiques etc.) produits par ces élevages de toutes sortes et des perturbations du milieu (allées et venues incessantes, bruit, encrage des structures, travaux divers, envasements très importants des élevages de coquillage et les phénomènes d'eutrophisation).

 
Ostréiculture

Il faut modifier fondamentalement notre manière de gérer les océans. Cela signifie que nous devons agir pour nous assurer que les activités humaines sont durables, qu'elles répondent aux besoins humains des générations actuelles et futures sans endommager l'environnement.
Les réserves marines devraient être définies comme des zones de l'océan où l'exploitation de toutes les ressources vivantes est interdite, de même que l'exploitation de toutes les réserves non vivantes telles (sable, graviers).