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Diversité biologique

Dossier - Le Littoral atlantique de Dunkerque à Biarritz
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Le littoral atlantique représente, en France, la plus grande partie des limites du pays. Trois grands estuaires, quelques grands ports, des milliers de kilomètres de côtes dont certaine partie est encore préservée, pour combien de temps ?

  
DossiersLe Littoral atlantique de Dunkerque à Biarritz
 

La biodiversité raccourci pour «diversité biologique» - désigne la diversité de la vie sous toutes ses formes: diversité des espèces, des facteurs génétiques au sein d'une même espèce et diversité des écosystèmes.

La biodiversité est aussi utile, elle nous procure nourriture, médicaments, matières premières... entre 10 000 et 20 000 espèces de plantes sont utilisées en médecine dans le monde. L'EU a perdu plus de la moitié de ses zones humides, qui avaient autrefois une diversité biologique si riche.

Zones humides

Depuis que l'Homme est apparu sur Terre et a commencé à pratiquer la chasse et la cueillette et à couper du bois, il a agi sur la biodiversité. Seulement 1% des océans du globe sont protégés et parfois pas très bien. 80 % de la forêt qui couvrait la Terre il y a 8 000 ans ont disparu, ou ont été endommagés.

Un quart des mammifères et un huitième des oiseaux sont confrontés à un risque d'extinction dans le monde. Un tiers des récifs coralliens dans le monde sont déjà morts et un deuxième tiers est menacé.

A lire à ce sujet sur Futura-Sciences :

Cristallographie, chimie de la calcite

Sur l'ensemble du continent européen, 42 % des mammifères sont menacés, 15 % des oiseaux, 45 % des papillons, 30 % des amphibiens, 45 % des reptiles et 52 % des poissons d'eau douce. L'étude d'un échantillon de 23 espèces communes d'oiseaux des champs et de 24 espèces communes d'oiseaux des bois dans 18 pays européens montre que leur nombre a chuté de 71 % entre 1980 et 2002.

Espèces vertébrés terrestres menacées Europe, © UNEP

L'UICN dénombre 12 260 espèces menacées d'extinction. Elle tient le registre mondial de l'état de conservation des animaux et des plantes, à partir de données fournies par des milliers de scientifiques et de conservateurs dans le monde. Mais.... Personne ne sait combien il y a d'espèces sur Terre...Le nombre d'espèces vivantes répertoriées est d'environ 1,75 million. On estime qu'il y a en réalité 14 millions d'espèces sur Terre dont 80 à 90% d'Arthropodes et quelques 4500 de Mammifères et une seule d'hommes....ce qui donne à réfléchir !

Pour établir sa «liste rouge des espèces menacées» en 2003, l'UICN a pu évaluer l'état de conservation de seulement 2 % des 1,53 millions d'espèces pour lesquelles elle disposait d'une description. Les deux seuls groupes bien étudiés sont les oiseaux et les mammifères, et l'UICN a pu examiner le statut de 100 % des oiseaux et de 99 % des mammifères ... et les autres ?

On estime que le continent européen héberge plus de 200 000 espèces d'animaux et de plantes. C'est un chiffre relativement faible si on fait une comparaison avec d'autres régions du monde, mais la proportion d'espèces menacées y est bien plus importante qu'ailleurs. La densité de la population et le degré d'industrialisation en Europe occidentale ont gravement nui à la biodiversité.

Quels sont les plus importants facteurs de changements dans les écosystèmes ?

Les écosystèmes sont des communautés de plantes, d'animaux et de micro-organismesqui interagissent entre eux et avec leur environnement non vivant - forêts, marécages, montagnes, lacs, rivières, déserts et zones agricoles. Les écosystèmes sont sensibles aux interférences, car la destruction de l'un des éléments peut bouleverser l'équilibre global. Ils sont aussi très sensibles à la pollution. De nombreux écosystèmes ont déjà été perdus et de nombreux autres sont en danger.

Les principaux facteurs indirects de changement sont les changements dans la démographie humaine, l'activité économique et la technologie, de même que les facteurs sociopolitiques et culturels. Les pressions sur les écosystèmes se sont accrues en termes absolus.

L'augmentation de la population humaine (9 milliards au moins dans 50 ans) entraîne l'accroissement des besoins en espace et en nourriture. Au cours des deux siècles écoulés, la population a augmenté, la surexploitation des ressources naturelles et la dégradation de l'environnement ont provoqué le déclin de la biodiversité mondiale à un rythme toujours plus rapide. Le nombre d'espèces diminue et certaines s'éteignent, des écosystèmes sont endommagés et disparaissent.

Image population humaine mondiale 1

Population humaine mondiale

L'extension urbaine, l'agriculture et l'exploitation forestière intensives empiètent sur les habitats. L'extension des réseaux routiers, ferrés et électriques fractionne les habitats et fait fuir certaines espèces. La surexploitation (80 % des stocks de poissons dans l'UE s'effondrent ) signifie que nous consommons trop d'une espèce ou d'un bien fourni par un écosystème. Cette notion s'applique aussi à la chasse, au ramassage et au commerce excessifs d'une espèce et de spécimens d'une espèce. Les catastrophes écologiques telles que les marées noires ont des conséquences désastreuses.

A l'heure actuelle, la plupart des facteurs directs de dégradation restent constants ou augmentent en intensité.

Changements dans les écosystèmes

La couleur indique l'impact de chaque mécanisme sur chaque milieu au cours des 50-100 dernières années. Les flèches indiquent le sens de l'évolution : remarquez qu'aucune flèche ne descend !

  • Dans les écosystèmes terrestres : la modification de la couverture végétale. Seules les régions inadaptées à la culture, comme les déserts, les forêts boréales et la toundra, demeurent largement inchangées par les activités humaines.
Sols dans le monde
  • Dans les écosystèmes marins : la pêche. Parmi les stocks de poissons marins sauvages exploités à des fins commerciales près de la moitié sont pleinement exploités sans aucun potentiel d'augmentation. L'impact de la pêche a été particulièrement importante dans les zones côtières mais touche maintenant également la haute mer.
  • Dans les écosystèmes d'eau douce : les changements dans le régime des eaux dus à la construction de grands barrages ; les espèces envahissantes qui peuvent entraîner l'extinction d'espèces ; la pollution comme les fortes teneurs en éléments nutritifs.
  • Dans les écosystèmes côtiers : près de 40% de la population mondiale vit sur l'étroite bande de terre à moins de 50 km de l'océan. La plus grande menace est la transformation des habitats pour l'étalement urbain dans les zones côtières, les stations balnéaires, les ports, l'aquaculture et l'industrialisation.

Dans les sols et dans l'eau, l'accroissement d'éléments nutritifs s'est révélé être l'un des facteurs directs de changement les plus importants entraînant de nombreux effets néfastes: prolifération de plantes et d'algues (eutrophisation) donc disparition de populations de poissons, l'augmentation de la fréquence de maladies et l'augmentation du coût de la purification de l'eau.

A lire à ce sujet sur Futura-Sciences :

-- Géopolitique et guerre de l'eau 

-- L'eau est-elle encore bleue 

Eau potable

La température moyenne de la planète a augmenté d'environ 0,6°C, la répartition et la fréquence des précipitations ont été altérées et le niveau moyen des océans augmente avec des modifications dans la répartition des espèces, dans la taille des populations, dans les périodes de reproduction ou de migration, de même que l'émergence d'insectes nuisibles et d'épidémiesLe changement climatique - les années 1990 ont été les plus chaudes du dernier millénaire - pourrait anéantir un tiers des espèces d'ici 2050.

Les espèces exotiques envahissantes sont introduites par l'homme et pénètrent un écosystème, y supplantent les espèces endémiques, par exemple le «petit gris» a provoqué l'extinction de l'écureuil d'Europe et la savoureuse perche du Nil, introduite dans le lac Victoria en 1954, a entraîné l'extinction de plus de 200 espèces endémiques de poissons.

Jussie
 

Jussie

Que fait et a fait l'UE?

-- 1979 "Directive Oiseaux"
-- 1992 "Directive Habitats"
-- 1992 le programme LIFE-Nature
-- 1992 la Convention sur la Biodiversité
-- 1998 Stratégie communautaire en faveur de la diversité biologique
-- 2000 Directive-cadre sur l'eau
-- 2001 Quatre plans d'action en faveur de la biodiversité. L'objectif est de s'assurer que les politiques dans ces 4 secteurs ne compromettent pas les efforts de conservation.
-- 2001 Stratégie de développement durable de l'UE
-- 2002 Réforme de la politique commune de la pêche
-- 2002 Participation active de l'UE au Sommet mondial sur le développement durable
-- 2003 Résolution de Kiev
-- 2003 Révision à mi-parcours de la politique agricole commune
Natura 2000

Établissement d'un ensemble d'indicateurs de la biodiversité, en collaboration avec l'Agence européenne pour l'environnement, afin de mesurer la biodiversité et d'évaluer les effets des mesures prises. Des efforts plus importants seront faits pour s'assurer que les autres politiques (agriculture, pêche, transport, énergie) ne sont pas contraires aux impératifs de conservation.

Achèvement du réseau Natura 2000 dans l'UE à 15, y compris son extension au milieu marin, et mesures en vue d'améliorer sa gestion. En somme beaucoup de papier, nécessaire, c'est vrai, mais peu de concret sur le terrain et surtout peu de contrôles pour savoir si ces normes sont respectées par les personnes concernées : agriculteurs, promoteurs, élus locaux qui ont des intérêts directs ou indirects en jeu (mon entreprise, mes terrains, ma réélection... ) et qui ne se soucient pas d'appliquer les directives et surtout des sanctions qui ne sont pas du tout dissuasives !