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Eté 2003 : une situation exceptionnelle comparée aux épisodes du passé

Dossier - Pollution par l'ozone au cours de l'été 2003
DossierClassé sous :développement durable , Pollution , ozone

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La lutte contre la pollution par l'ozone représente un enjeu majeur dans le domaine de la qualité de l'air, compte tenu de l'impact de cette pollution sur la santé humaine et sur l'environnement. L'ozone est un gaz agressif pour les muqueuses qui peut entraîner une diminution de la fonction respiratoire, particulièrement chez les personnes sensibles (insuffisants respiratoires, personnes âgées…). L'ozone a également un effet sur les végétaux (nécroses, altération de la croissance), entraînant notamment des pertes de production agricole. Il contribue en outre à l'effet de serre.

  
DossiersPollution par l'ozone au cours de l'été 2003
 

Les graphiques ci-dessous présentent la situation constatée au cours de l'été 2003 comparée aux années précédentes. Il s'agit des valeurs maximales d'ozone mesurées (graphique 1), du nombre cumulé d'heures de dépassement de la valeur de 180µg/m3 (graphique 2) et du nombre de sites ayant dépassé 180µg/m3 (graphiques 3). Pour ces deux derniers graphiques, les données ont été rapportées au nombre de sites de mesure afin de permettre de les comparer ; le nombre de sites de mesure est en effet passé de 70 en 1991 à 416 en 2003 avec l'extension du dispositif de surveillance de l'ozone.

Il convient également de souligner que les données de l'année 2003 ne sont que partielles car elles ne portent que sur les huit premiers mois de l'année. La valeur maximale mesurée en 2003 (417µg/m3, mesurée en PACA) ne constitue pas un record car elle a déjà été rencontrée dans le passé (416µg/m3 en 1992), comme le montre le graphique 1 ci-dessous.

Par contre, la durée et l'étendue de l'épisode de pollution par l'ozone, comparées aux périodes de pollution rencontrées au cours des douze dernières années, sont exceptionnelles, comme l'illustrent les graphiques 2 et 3. Par rapport aux plus mauvaises années rencontrées dans le passé, le nombre cumulé d'heures de dépassement est quasiment deux fois plus élevé (graphique 2) et le nombre de sites ayant dépassés le seuil de 180µg/m3 est plus élevé d'un tiers.

Graphique 1 (Copyright Ministère de l'Ecologie - Reproduction interdite)
Graphique 2 (Copyright Ministère de l'Ecologie - Reproduction interdite)
Graphique 3 (Copyright Ministère de l'Ecologie - Reproduction interdite).