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L'effet bio : un environnement préservé

Dossier - Comment le commerce équitable change la donne
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Max Havelaar

Le commerce équitable labellisé participe au développement économique local par la création de nouvelles activités et d’emplois agricoles. Au fur et à mesure de leur croissance, toutes les organisations de producteurs étudiées ont besoin de plus en plus de main-d’œuvre.

  
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Le commerce équitable labellisé contribue à pérenniser une agriculture à petite échelle et respectueuse de l'environnement en formalisant les bonnes pratiques. Ainsi, il optimise ce modèle d'agriculture en incitant au passage au bio. Cela s'accompagne d'une véritable prise de conscience au sein des organisations.

Dans le cas de l'agriculture familiale, le commerce équitable labellisé encourage un modèle d'agriculture qui est à l'origine manuelle et à faible niveau d'intrants, le plus souvent diversifiée. Ainsi, le café sous ombrage favorise la biodiversité. S'abstenir de désherber permet de conserver la vie du sol. L'impact de ce modèle sur l'environnement est relativement limité.

  • Franchir le pas du bio

Le commerce équitable labellisé a permis de formaliser certaines bonnes pratiques agro écologiques comme les engrais organiques. Il a incité les producteurs à aller plus loin dans la gestion des ressources naturelles. Les études n'ont cependant pas eu le recul nécessaire pour prendre en compte le passage à la nouvelle version des standards environnementaux, mis en place à partir de 2007.

© Max Havelaar

Dans ces conditions, les effets environnementaux du commerce équitable sur la gestion des ressources naturelles restent donc très liés à la certification bio. Le commerce équitable labellisé permet de franchir le pas en la valorisant économiquement, ce qui est nécessaire car elle représente des contraintes supplémentaires pour le cultivateur. Elle leur permet de minimiser encore l'impact sur l'environnement, notamment l'érosion des sols.

  • Prise de conscience

Sur cette lancée, les organisations de producteurs et leurs membres ont pris conscience de la nécessité de préserver la biodiversité et de produire de manière durable. De manière ponctuelle, elles cherchent à sensibiliser de manière plus vaste la population à ces questions. 

Segundo Chero Morales, membre d'Apromalpi depuis 2000, administrateur depuis 2 ans : « La production bio, c'est bon pour la santé, et ça permet de récupérer les sols qui ont été abimés avec des engrais chimiques. Ca permet aussi de produire une alimentation saine pour la famille et pour les consommateurs. C'est un mode de production de nos ancêtres qui s'est perdu.»