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Audio : L’histoire de Maria Machaca Flores

Dossier - Commerce équitable : le café de Bolivie
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Max Havelaar vous propose de partir à la rencontre de quelques-uns des 8000 producteurs de café qui bénéficient du commerce équitable dans les Yungas, en Bolivie. Les yungas sont un ensemble de régions d'Amérique du Sud située sur le rebord oriental de la Cordillère des Andes entre l'Equateur et l' Argentine, situées entre 600 et 2500 mètres d'altitude, bien arrosées souvent baignées de brouillard et couvertes à l'origine par une forêt humide très dense et d'une biodiversité souvent surprenante.

  
DossiersCommerce équitable : le café de Bolivie
 

Grâce aux revenus du commerce équitable, Maria peut aider financièrement ses enfants à faire des études.

Salle de classe. © PrebenGammelmark, Pixabay, DP

Interview à écouter

Maria Machaca Flores lutte chaque jour pour s'en sortir. Par la force des choses, elle est devenue seul chef d'une famille de quatre enfants, une petite-fille et une belle-mère aveugle. Voici quinze ans, son mari est parti en abandonnant tout ce monde-là. Maria a donc dû travailler d'arrache-pied pour élever ses enfants.

© Max Haavelar - Photo Bruno Fert - Tous droits réservés

- Revenu de complément

Elle cultivait du café, mais ne pouvait pas investir dans une récolte de qualité. Le prix payé s'en ressentait. Il lui fallait donc trouver un revenu de complément. Pendant des années, elle a cultivé des légumes pour aller les vendre à La Paz. Elle devait souvent y passer plusieurs jours sur le coin d'un trottoir afin d'écouler de quoi ramener un peu d'argent.

- Coopérative

Heureusement, depuis quelques années, les choses vont mieux pour Maria et sa famille. Villa Oriente, la coopérative dont elle est une des membres les plus actifs, a été certifiée « Max Havelaar ».
Maria y croit très fort : « La coopérative et le commerce équitable ont été un peu comme des pères pour moi ». Sauf qu'elle n'est pas du genre à se soumettre à quelque loi patriarcale. Dans les réunions qui sont encore largement des assemblées d'hommes, on la voit souvent se lever et prendre la parole. Elle a fait partie des becarios, des membres qui se sont formés à la gestion des organisations.

- Etudes en ville

Car Maria a une volonté de fer« Pas question que mes enfants connaissent la même vie que moi ». Elle a tenu à ce qu'ils aillent faire des études en ville. Chaque mois, elle leur envoie cinquante dollars, une somme importante pour le pays. « C'est avec l'argent du commerce équitable que je peux aider mes enfants », fait-elle remarquer. Ainsi, ils deviendront comptable, secrétaire, et, peut-être, ingénieur. Maria, elle, les verrait bien revenir au café et apporter leurs compétences à la coopérative.