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La diversité biologique - ou biodiversité – désigne la variabilité des organismes vivants de toute origine (des plantes aux animaux, et microorganismes). La biodiversité se définit donc relativement à la variété des espèces : en 2000, environ 1,8 millions d'espèces étaient connues - en majorité, des espèces de petites dimensions, comme les insectes - , mais les scientifiques évaluent le nombre d'espèces existant à environ 13 millions (certaines estimations variant entre 3 à 100 millions d'espèces).

  
DossiersBiodiversité : conservation, utilisation durable et équitable
 
  • Biodiversité : De quoi parle-t-on ? (point de vue de l'ICUN)
La diversité biologique - ou biodiversité - désigne la variabilité des organismes vivants de toute origine (des plantes aux animaux, et microorganismes). La biodiversité se définit donc relativement à la variété des espèces : en 2000, environ 1,8 millions d'espèces étaient connues - en majorité, des espèces de petites dimensions, comme les insectes - , mais les scientifiques évaluent le nombre d'espèces existant à environ 13 millions (certaines estimations variant entre 3 à 100 millions d'espèces). La biodiversité se définit également au regard des diversités génétiques à l'intérieur de chaque espèce : la 'diversité génétique' dépend des chromosomes, des gènes et de l'ADN qui déterminent le caractère unique de chaque individu à l'intérieur de chaque espèce. Enfin, la biodiversité se définit au regard de la variété des écosystèmes (déserts, forêts, zones humides, montagnes, lacs, cours d'eau, espaces agricoles..).

Dans chaque écosystème, les êtres vivants, dont les êtres humains, forment un tout, et interagissent les uns avec les autres, mais aussi avec l'air, l'eau, et la terre qui les entourent. Ce système d'interactions entre différentes formes de vie, entre elles, et au sein d'un écosystème et milieu donné, évolue comme 'un tout' : chacun de ses éléments étant interdépendant des autres. C'est pourquoi le devenir de l'humanité ne peut se dissocier du devenir de la biodiversité.

  • Biodiversité : Pourquoi la préserver ?
Grâce au large éventail de biens et de services qu'elle nous offre, la biodiversité rend la vie possible sur terre.

Les produits et biens issus des ressources biologiques sont nécessaires à nombre d'activités humaines, aussi diverses que l'agriculture, l'activité pharmaceutique, les pâtes et papiers, l'horticulture, le bâtiment et le traitement des ordures. La vie sur terre dépend également d'une multitude de services écologiques variés, en nombre quasiment infinis, et surtout pour la plupart irremplaçables, qui pourraient disparaître si la biodiversité diminue : à titre d'exemple, il est impossible de remplacer le service de pollinisation des plantes qu'accomplissent les insectes et les oiseaux dans leurs déplacements quotidiens, et qui permet à de nombreuses plantes de se reproduire. « Les produits et services offerts par notre planète sont fonction de la variété et de la variabilité des gènes, des espèces, des populations et des écosystèmes. Les ressources biologiques nous nourrissent, nous vêtent et nous fournissent logement, médicaments, et nourriture spirituelle.La dégradation de la diversité biologique ...conséquence de l'activité humaine ... met gravement en péril le développement humain ». Ainsi était formulé l'enjeu premier de la biodiversité dans une perspective de développement durable au chapitre 15 d'Action 21 au sommet de la Planète Terre à Rio en 1992. Parmi les "produits et services" dépendant de la diversité biologique, on peut citer :

· la fourniture de bois, de carburant et de fibres (papier, pâtes, textiles..) ;
· la fourniture de logements et de matériaux de construction ;
· la purification de l'air et de l'eau, par épuration des polluants rejetés dans ces milieux ;
· la détoxication et la décomposition des déchets ;
· la fertilité des sols, notamment, le cycle de renouvellement des nutriments ;
· la pollinisation des plantes, y compris des nombreuses plantes cultivées ;
· La lutte contre les maladies et les parasites ... ;

· La capacité d'adaptation de la 'nature' aux changements naturels et imposés par l'être humain ;
· des avantages culturels et esthétiques.

La diminution de la diversité biologique menace notre sécurité alimentaire, nos ressources en bois, en médicaments et en énergie, notre santé ainsi que les activités de loisirs et de tourisme. Elle touche aussi à des considérations d'ordre culturel : la faune et la flore sont les symboles du monde dans lequel nous vivons, elles sont reproduites sur des drapeaux, par des sculptures, et ces images servent aussi à nous définir, en tant qu'individu, ou en tant que société.

  • Exploitation des ressources génétiques : quel partage ?

L'utilisation des gènes contenus dans les plantes, les animaux et les micro-organismes, s'est considérablement développée grâce aux biotechnologies et aux sciences du vivant, pour des usages de plus en plus nombreux : produits pharmaceutiques, phytothérapie, cosmétiques et soins d'hygiène, horticulture et agriculture.. Les ressources génétiques, ainsi exploitées, sont majoritairement originaires des régions tropicales : leur prélèvement se fait au détriment des populations locales qui mettent pourtant leurs connaissances traditionnelles à disposition, les avantages matériels de l'exploitation des ressources génétiques vont par contre majoritairement soit vers les multinationales et organisations des pays riches disposant des biotechnologies, soit vers les populations de ces mêmes pays qui représentent le marché de consommation de ces nouveaux produits coûteux.

Cette répartition inéquitable n'est pas acceptable : le partage juste et équitable des avantages issus des ressources génétiques est un enjeu de développement durable et de solidarité entre pays riches et pauvres, qui fut placé comme prioritaire dès Rio.