En guise de conclusion : des questions sur le rôle du couplage océan-atmosphère dans les incertitudes sur le changement climatique...

Nos connaissances ne sont pas encore suffisantes pour affirmer quelle seront les effets compensatoires (rétroactionsrétroactions climatiques) de l'augmentation de la couverture neigeuse (augmentation de l'albédoalbédo, donc refroidissement radiatif), de l'accroissement des précipitationsprécipitations sur les océans tropicaux (eau plus douce en surface, donc moindre effet de la fontefonte des banquisesbanquises ?), l'impact des nuagesnuages (hauts ou bas, ils ont un effet différent sur le bilan d'énergieénergie), etc... La seule conclusion vraiment sûre est qu'on connaît mal le cycle de l'eau, et que c'est un enjeu majeur des recherches actuelles et ce pour encore pas mal d'années !

Par ailleurs, le réchauffement climatiqueréchauffement climatique devrait conduire à une élévation du niveau de la mer (déjà observée), qui aura (a déjà ?) des conséquences sur les écosystèmesécosystèmes marins. Le rôle de l'océan dans l'absorptionabsorption du CO2 atmosphérique pourrait lui même changer, en fonction de la température et la salinitésalinité d'une part, et des espècesespèces de phytoplanctonphytoplancton d'autre part....

Les résultats de toutes les études sur le changement climatique n'incitent pas à l'optimisme : malgré les incertitudes sur le cycle de l'eau (et sur d'autres aspects), les tendances simulées sont cohérentes avec les observations actuelles, et devraient convaincre gouvernements et citoyens à limiter, et si possible réduire le plus possible les émissionsémissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre pour éviter d'aggraver les changements en cours...

<br />Exemple les variations de précipitations par rapport à la situation actuelle simulées par les deux modèles couplés français dans le cadre du projet ESCRIME

Exemple les variations de précipitations par rapport à la situation actuelle simulées par les deux modèles couplés français dans le cadre du projet ESCRIME

Les modèles atmosphériques du CNRM et de l'IPSL, couplés avec le même modèle de circulation océanique de l'IPSL, ont simulé le climatclimat futur dans différents scénarios. Ici, pour un doublement de CO2, stabilisé en 2050, on montre les cartes d'anomalieanomalie de précipitation (en mm/jour)entre la période 2090 - 2099 par rapport à 2000 - 2009. Les deux modèles sont d'accord sur l'augmentation dans les tropiquestropiques, mais montrent des divergences nettes dans certaines régions (hauteslatitudes, en particulier)

Tout porteporte à penser que le cycle de l'eau devrait se renforcer, avec un accroissement de l'évaporation et plus de précipitations. Mais la modification des zones climatiques pourrait induire également une désertificationdésertification accrue de certaines régions. Par ailleurs, la fonte des banquises de l'océan arctiquearctique (due à un réchauffement marqué aux hautes latitudeslatitudes boréales) pourrait conduire à un ralentissement, voire une interruption de la plongée des eaux froides et salées. Des études de paléoclimatologie suggèrent qu'un tel phénomène s'est déjà produit dans des périodes chaudes. Il aurait pour conséquence paradoxalement le refroidissement de l'Europe de l'ouest de plusieurs degrés, cela pour une duréedurée de plus de 10 ans.

De plus, de plus en plus d'études indiques que le réchauffement climatique pourrait modifier le nombre ou l'intensité des phénomènes« extrêmes », tels que cyclonescyclones, tempêtestempêtes, voire épisodes El NiñoEl Niño.

On a vu que les interactions océan - atmosphèreatmosphère interviennent à toutes les échelles de temps et d'espace dans le fonctionnement du système climatique. Compte tenu des connaissances actuelles, et surtout des questions ouvertes (incertitudes de mesure, quantificationquantification des échanges, mécanismes détaillés de nombreux phénomènes,.), quelle est la réponse des interactions océan-atmosphère au réchauffement global ?

Les débats font ragerage pour savoir comment se traduira l'augmentation de température (estimée entre 1,5 et 5° selon les modèles et les scénarios pour le prochain siècle : doublement ou quadruplement de la concentration en CO2, impact d'autres gaz à effet de serre et des aérosolsaérosols,...). Les simulations réalisées pour l'IPCCIPCC par différents instituts de recherche monternt des points communs, et des divergence.

Toutes les hypothèses sont tirées des simulations de modèles climatiquesmodèles climatiques, dont la fiabilité n'est pas encore complète (voir plus haut) ou d'études spécifiques avec des modèles simplifiés...