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Comment photographier en forêt tropicale ?

Dossier - Expédition dans les jungles d'Amérique
DossierClassé sous :botanique , biodiversité , forêt humide

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Partez à la découverte des forêts tropicales et de leur biodiversité. Des conseils pour réussir son voyage initiatique au pays de la nature luxuriante, pour savoir comment photographier dans cet environnement, et des fiches de présentation de certains animaux emblématiques.

  
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Pour celui qui s'adonne aux joies de la chasse photographique, la forêt tropicale humide est un paradis tout trouvé ! Selon vos centres d'intérêt, l'équipement qui vous accompagne doit couvrir un éventail de situations de tous types pour des sujets de toutes tailles : du microlépidoptère aux arbres de 40 mètres !

Il faut bien s'équiper pour faire de belles photos. © LubosHouska, Pixabay, DP
La photographie en forêt tropicale très variée. Ici, l'envol d’un Ara macao. © Sylvain Lefebvre et Marie-Anne Bertin, DR

Le matériel pour photographier en forêt tropicale

Pour photographier en forêt tropicale, les questions relatives au matériel à emporter, selon le poids que vous pourrez tolérer, sont très importantes. La liste ci-dessous est représentative du matériel que nous avions lors de nos voyages : un équipement familial de bonne qualité, jamais professionnel.

  • Un boîtier réflex résistant à l'humidité ambiante (tropicalisé) ;
  • Un objectif grand angle. La forêt est dense et il n'est pas toujours possible de prendre du recul depuis un sentier. Ce type de focale permet de photographier notamment des arbres de gros diamètre dont la cime se perd dans la canopée.
  • Un zoom avec longue focale ou un téléobjectif : pour notre part, il vaut mieux investir, à prix équivalent, dans une focale plus courte mais plus lumineuse : la lumière manquera toujours en sous-bois ! Dans ce contexte, un 70-200 mm ou 300 mm f2.8 est idéal, d'autant plus s'il est accompagné d'un multiplicateur.
  • Un objectif macro est indispensable car la majorité des sujets à photographier est de petite voire très petite taille. Un objectif permettant de la macro à distance est intéressant pour ne pas effrayer papillons, libellules, grenouilles, et permettre certains plans rapprochés de serpents (type 180 mm macro).
  • Un flash au minimum, deux c'est toujours mieux. La combinaison d'éclairage avec deux flashs donne plus de relief à votre photo. Il est important de savoir se limiter dans la photographie au flash de nuit, notamment pour les batraciens et les mammifères : mettez-vous à la place d'une grenouille, yeux grands ouverts, qui prend 20 éclairs lumineux surpuissants dans les yeux sans pouvoir fuir... de quoi la laisser désorientée sur place, en proie à ses prédateurs.
Coati à nez blanc (Nasua narica). © Sylvain Lefebvre et Marie-Anne Bertin, DR

Photographie : le problème du contrejour

Au-delà du manque de lumière, la deuxième contrainte récurrente est liée aux contrejours inévitables lorsqu'on dirige son objectif vers la cime des arbres : l'exemple du singe hurleur, bien noir, sur un fond vert parsemé de tâches lumineuses est un classique.

Dans ce cas, faites vos mesures d'exposition sur des points très précis de l'image et choisissez un angle de vue qui limite les zones fortement exposées en arrière plan. Travailler par temps couvert réduit cet écart de luminosité. Prendre de la hauteur est un autre moyen pour s'affranchir de ces contre-plongées (en se plaçant en haut d'une colline ou en accédant à des ponts suspendus dans la canopée).