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Conifères à aiguilles squamiformes : cryptomeria, cyprès d'Arizona et araucaria du Chili

Dossier - Les conifères, des végétaux datant de l'ère carbonifère
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Présents depuis le Carbonifère, les conifères jouent aujourd’hui un rôle économique de premier plan dans la production de papier et le bois d’œuvre. Ce sont aussi des arbres et des arbustes ornementaux très appréciés. Des cèdres aux sapins en passant par les épicéas ou les séquoias, ces végétaux n’auront plus de secrets pour vous.

  
DossiersLes conifères, des végétaux datant de l'ère carbonifère
 

Certains conifères disposent de très courtes aiguilles, piquantes ou non, le plus souvent en forme de petites écailles de moins de 5 millimètres, dites squamiformes. Voici quelques-unes de ces espèces.

Forêt de sapins. © Nataliakhon, Shutterstock

Le cryptomeria (Cryptomeria japonica), de la famille des taxodiacées, fait partie de cette catégorie. Cette espèce peut atteindre, dans son pays d'origine, le Japon, 40 mètres de hauteur. Son houppier est conique et étroit, d'une couleur vert brillant. Son écorce, grisâtre, épaisse et fibreuse, a tendance à s'exfolier.

Les plus grands cryptomerias peuvent atteindre 40 mètres au Japon. © Ting Cheng, CC by-nc-sa 2.0

Ses aiguilles sont arrangées en spirale. Ses chatons mâles, brun jaunâtre, ainsi que ses chatons femelles, verdâtres, sont situés à l'extrémité de ses rameaux. Ses cônes, globuleux et brunâtres à maturité, au bout d'un an, portent une trentaine d'écailles légèrement imbriquées comprenant, sur leur face inférieure, des bosses blanches et jaunes d'où s'échappent en saison de nombreux grains de pollen.

Le cyprès d'Arizona, avec sa forme ovoïde, appartient au groupe des cupressacées au même titre que le thuya géant. © Rojabro, CC by-nc-sa 2.0

Citons également, parmi ces conifères, le séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), de la famille des taxodiacées, le thuya géant (Thuja plicata), qui appartient au groupe des cupressacées, comme le cyprès de l'Arizona (Cupressus arizonica). Ce dernier est un arbre mesurant 15 à 20 mètres de hauteur, dont la silhouette est conique et plus ou moins ovoïde. Son tronc peut atteindre un diamètre de 50 centimètres. Son feuillage est formé de rameaux denses, dont la couleur varie d'un gris-vert terne à un bleu-vert glauque brillant. Ses feuilles, en forme d'écailles de 2 à 5 millimètres de longueur, recouvrent des ramures arrondies. Les cônes femelles, globuleux à oblongs, de 15 à 33 millimètres de longueur, sont formés de six ou huit écailles, de couleur verte au début puis devenant grise à maturité, deux ans après la pollinisation. Ils restent fermés pendant plusieurs années. Ses cônes mâles plus petits, 3 à 5 millimètres de longueur, relâchent leur pollen en février-mars. Il s'agit d'une espèce utilisée à des fins décoratives.

L’araucaria du Chili, avec son aspect hérissé, porte bien son surnom de « désespoir des singes ». © James Gaither, CC by-nc-sa 2.0

L'araucaria du Chili, une espèce dioïque

Dans cette catégorie, citons également l'araucaria du Chili (Araucaria araucana), de la famille des araucariacées, et qui peut atteindre 15 à 20 mètres. On le surnomme « désespoir des singes » à cause de la présence, sur son tronc et sur toutes ses branches, d'écailles piquantes empêchant ces animaux d'y grimper ! Cette espèce dispose d'un houppier ovoïde sur un tronc bien droit. Son tronc est très écailleux. Ses rameaux sont verticillés, d'abord ascendants, puis retombants, entièrement recouverts d'écailles vertes et rigides. Ses feuilles, persistantes, se présentent sous la forme d'écailles triangulaires, vertes, brillantes, coriaces, terminées en pointe et imbriquées sur les rameaux. Il s'agit d'une espèce dioïque, avec des chatons mâles ovoïdes et brunâtres et des chatons femelles plus gros, également ovoïdes et dressés. Ses fruits sont des cônes mûrs en deux ans, comestibles lorsqu'ils sont grillés. L'araucaria est un arbre essentiellement utilisé à des fins ornementales.