Planète

Okapi

DéfinitionClassé sous :zoologie , Giraffidé , Ituri
Okapi au zoo de Powell dans l'Ohio, aux États-Unis. © OZinOH, Flickr, cc by nc 2.0

Okapi (Sclater, 1901) – Okapia johnstoni

  • Ordre : Artiodactyla
  • Famille : Giraffidae
  • Genre : Okapia
  • Taille : 1,90 à 2,50 m, hauteur au garrot 1,50 à 1,90 m, longueur de la queue 0,30 à 0,40 m, longueur de la langue 0,30 à 0,50 m
  • Poids : 200 à 270 kg
  • Longévité : présumée 18 à 20 ans, 30 ans en captivité 

Statut de conservation UICN : NT Quasi menacé

Description de l’okapi

L'okapi est un animal dont l'apparence fait penser à la fois à la girafe et au zèbre. Son pelage ras est de couleur brun chocolat, sauf sur les pattes et l'arrière-train qui sont zébrés de rayures blanches et noires. Les joues et les parties inférieures des membres sont blanches, sauf au niveau des articulations : genoux et chevilles, où elles sont barrées de noir. Les pattes postérieures sont plus petites que les antérieures, ce qui place sa colonne vertébrale sur un axe oblique. Le cou est plus épais et moins long que celui de la girafe, auquel il est apparenté.

Deux petites cornes osseuses recouvertes de peau se développent au sommet du crâne pendant les cinq premières années. Sa tête a une forme triangulaire au museau fin. Les oreilles sont larges et bien développées, mais ce qui surprend également, hormis sa morphologie, est sa langue. Elle atteint une quarantaine de centimètres en moyenne. Cet organe lui permet tout autant de saisir sa nourriture en des endroits inaccessibles à d'autres herbivores, et à se nettoyer la totalité du corps, y compris les oreilles ! 

Okapi. Cette photo a été prise au Disney's Animal Kingdom, en Floride. © Raul654, Wikipédia, GNU 1.2

La distribution géographique de l'okapi est limitée au district de l'Ituri, qui jouxte le parc national des Virunga, situé dans le nord-est de la République démocratique du Congo. L'animal évolue dans une région de hauts plateaux recouverts de forêts tropicales humides, de savanes et de salines, entre 800 et 2.000 mètres d'altitude.

Okapi au zoo de Denver, aux États-Unis. © andrusdevelopment, Flickr, cc by 2.0

Comportement de l’okapi

L'okapi est un animal solitaire et discret. Il ne fréquente ses congénères qu'à la période de reproduction et marque son territoire avec son urine et des sécrétions de glandes situées entre ses doigts de pieds. Bien qu'on puisse l'observer dans les clairières et les savanes à proximité de l'eau, il semble préférer les forêts luxuriantes qu'il arpente en suivant les sentiers qu'il y a tracés. Le seul prédateur qu'il ait dans ce milieu est le léopard. Sa seule défense consiste en des ruades. L'okapi est tellement farouche qu'il est presque impossible de l'étudier dans son milieu naturel. Sa biologie est assez peu connue pour cette raison. Les seules études que nous possédions proviennent du comportement d'animaux en captivité

Les « cornes » de l'okapi. © Derek Keats, Flickr, cc by 2.0

Reproduction de l’okapi

La période de reproduction s'étend des mois de mai à juillet, et les affrontements entre mâles convoitant la même femelle sont fréquents. Cette dernière donne naissance à un seul petit tous les deux ans, après une gestation de 15 mois. Le jeune mesure 75 cm au garrot et pèse une vingtaine de kilos. Il ne quitte pas le fourré qui lui sert d'abri pendant les deux premiers mois, puis commence à suivre sa mère dans ses déplacements. Il est sevré entre le sixième et le dixième mois, et atteint sa maturité sexuelle vers deux ans.  

L'okapi est exclusivement herbivore. Il se nourrit de branchages, de feuilles et de bourgeons qu'il va parfois cueillir haut à l'aide de sa langue, de graminées, de fougères, de fruits et même de champignons. Il fréquente les salines et mange de l'argile pour trouver les sels minéraux nécessaires à son métabolisme.

Menaces sur l’okapi

L'okapi figure sur la liste rouge des espèces menacées depuis de nombreuses années. Il est d'ailleurs surprenant qu'il n'ait pas connu le même déclin rapide que le gorille des montagnes, dont il partage l'habitat. Outre le braconnage pour obtenir de la viande de brousse, la déforestation et les exploitations minières qui prennent de l'ampleur dans cette zone, l'okapi est également une victime collatérale des guérillas qui se déroulent dans la région. Récemment, une bande armée a pénétré dans le campement d'Epulu et, sans compter les victimes humaines, a exterminé 15 okapis domestiqués. Dans le seul parc d'Epulu, 2.500 éléphants ont été exterminés en six mois, pour leurs défenses.

Compte tenu des désordres régnant dans la zone, il est impossible de prédire l'avenir à long terme de nombre d'espèces devenues rares. Si le braconnage se poursuit, l'okapi pourrait figurer sur la liste des espèces éteintes dans les prochaines dizaines d'années. Car leur population, que l'UICN a estimé entre 15.000 et 30.000 individus en 2008, doit être largement surévaluée aujourd'hui. En effet, il paraît assez peu crédible que l'on puisse effectuer des comptages dans des zones quasiment inaccessibles du fait de combats. Surtout lorsque l'on sait que même les pygmées Mbuti, qui partagent le territoire de l'okapi, sont fermement priés de quitter leurs terres pour laisser place aux exploitations forestières et minières parfois illégales.

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