L’améthyste — une variété du quartz —, ici en photo, est une gemme — une pierre qui intéresse la bijouterie — transparente de couleur violette. © alusruvi, Pixabay, CC0 Creative Commons

Planète

Gemmes

DéfinitionClassé sous :géologie , gemme , pierre gemme

Le terme gemme nous vient du latin gemma signifiant « bourgeon ». Et « pierre précieuse » au sens figuré. Ainsi une gemme est une formation présentant l'aspect d'une pierre et possédant certaines qualités (dureté, limpidité, résistance à l'altération, éclat, couleur, rareté) qui en font un objet de bijouterie. La gemme peut aussi bien se présenter brute que taillée ou polie, minérale qu'organique. Et le travail du gemmologue consiste en l'identification de ces minéraux (ou matériaux organiques). Pour cela, il a à sa disposition différents outils. La loupe, tout simplement. Le dichroscope également, un instrument qui permet par exemple de distinguer entre pierres naturelles et pierres de synthèses. Le réfractomètre, le polariscope ou encore le spectroscope qui donne la composition chimique de la gemme.

En France, depuis la parution du décret n° 2002-65 le 14 janvier 2002, le terme pierre gemme regroupe toutes les matières naturelles minérales ou organiques -- le corail, l'ambre ou la nacre par exemple -- suffisamment belles et dures pour intéresser la bijouterie. Ainsi les pierres précieuses que sont le rubis, le saphir, le diamant et l'émeraude sont-elles aujourd'hui désignées par la profession par le terme pierre gemme. Elles restent toutefois les plus rares et les plus chères d'entre elles.

Le terme gemme désigne aussi le suc de résine qui coule du tronc des pins maritimes lorsque l’on incise leur écorce. © Xavier, Fotolia

Des pierres toujours naturelles

Les pierres fines -- comme la topaze, les grenats, l'agate ou le jade -- entrent également dans la catégorie des pierres gemmes. Les pierres d'imitation, synthétiques, artificielles, composites ou reconstituées n'entrent pas dans la catégorie des pierres gemmes.

Il est à noter que rares sont les gemmes pures. La plupart d'entre elles renferment des impuretés ou présentent des accidents de cristallisation. On parle plus exactement d'inclusions. Car ces « défauts » ne sont pas nécessairement synonymes de perte de valeur de la gemme. Ils constituent en revanche des indices d'identification et donnent des informations quant à la formation de la gemme et au type de son gisement d'origine.

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