Le 13 février dernier, vers 23 heures, un puissant séismeséisme de magnitudemagnitude 7,1 a été enregistré au large de Fukushima, au nord-est du Japon. 114 personnes ont été blessées mais le tremblement de terreterre n'a pas provoqué de tsunamitsunami comme celui du 11 mars 2011. Ce jour là, le séisme de magnitude 9 avait entraîné la mort de 18.000 personnes et abouti à la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima.

Cela peut sembler étonnant 11 ans après mais, selon l'agence météorologique japonaise, ce nouveau tremblement de terre pourrait être une réplique de celui de 2011. « Des répliques peuvent survenir parfois plusieurs siècles après le choc initial, atteste Mark Quigley, spécialiste des séismes à l'université de Melbourne sur le site The Conversation. Le tremblement de terre de samedi semble s'être produit dans une zone qui a généré moins de répliques immédiates après l'événement de 2011, ce qui suggère qu'il s'agit d'une rupture d'une partie de la faillefaille restée "collée" lorsque le glissement de 2011 s'est produit ». On a sans doute assisté samedi à un « rééquilibrage du stressstress » de la faille.

« Ce tremblement de terre est un précieux rappel des leçons à tirer d'une catastrophe. [...] Les gens pensent qu'un puissant tremblement de terre soulage le stress accumulé dans la croûte terrestrecroûte terrestre et que l'on peut être tranquille après. En réalité, c'est le contraire. Lorsque vous avez un grand tremblement de terre, il y a une plus forte probabilité que vous en ayez d'autres à venir », met en garde Mark Quigley. Dans ces endroits, « il est donc essentiel de réduire l'exposition et la vulnérabilité des populations » en prévision des répliques.