Los Angeles rehausse ses critères de pollution à cause des crémations liées à la Covid-19

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La pollution de l'air a notoirement baissé durant l’épidémie de Covid-19. Les mesures de confinement et la baisse drastique du trafic routier ont entraîné une chute sans précédent des émissions de CO2 et de particules fines partout dans le monde. Mais à Los Angeles, un autre effet de la pandémie se fait ressentir : la hausse des crémations dues aux morts de la Covid. Le comté enregistre entre 160 et 180 morts quotidiennes rien que pour les cas de Covid et ses 28 crématoriums tournent à plein régime.

Le problème, c'est que la crémation génère des polluants comme le monoxyde de carbone, les composés soufrés et chlorés et les traces de mercure (liés en particulier aux amalgames dentaires qui sont vaporisés sous forte chaleur). À Los Angeles, comme dans la plupart des pays, il existe donc des normes de rejets polluants liés aux crémations. Mais avec plus de 2.700 corps en attente dans les chambres froides, les autorités ont décidé de sacrifier les normes antipollution en suspendant provisoirement les plafonds. Et ça ne devrait pas aller en s'arrangeant car la Californie est confrontée à une recrudescence massive de l'épidémie (qui serait liée en partie à un nouveau variant).

Les crémations sont à l’origine d’émissions polluantes. © kichigin19, Adobe Stock
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