Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Biodiversité : sommes-nous entrés dans la sixième extinction de masse ? Depuis quelques années, la biodiversité fait régulièrement la Une des médias. Elle serait en train de s’effondrer. En 40 ans, l’effectif des populations de vertébrés sauvages a décliné de 60 %, d’après le WWF. Au point d’affirmer que l’humanité provoque la 6e extinction de masse ? Gilles Bœuf, président du conseil scientifique de l’Agence française pour la Biodiversité, dévoile ses arguments sur la question.

L'appauvrissement génétiquegénétique des pumaspumas devient particulièrement préoccupant, rapporte aujourd'hui le service des Parc nationaux américains. Les chercheurs ont constaté le premier signe visible de consanguinité excessive chez les pumas dans les massifs montagneux de Santa Monica, en Californie : le bout de leur queue est coudé en forme de L, symptômesymptôme d'une grave anomalieanomalie génétique.

De plus, certains mâles sont atteints de cryptorchidiecryptorchidie, une pathologiepathologie dans laquelle les testiculestesticules ne descendent pas, ce qui les rend stériles. De telles manifestions avaient auparavant été observées chez les panthères de Floride (une autre sous-espècesous-espèce du puma) à l'est des États-Unis. 80 % des panthères montraient ainsi une queue en L ou bien des motifs en cercle et en spirale dans leur fourrure. D'autres manifestions sont encore plus préoccupantes, avec un fort taux de mortalité des jeunes pumas ou un trou dans le cœur qui réduit la capacité de circulation sanguine.

Les pumas de Santa Monica ont le bout de leur queue coudé en forme de L. © <em>Santa Monica Mountains National Recreation Area</em>
Les pumas de Santa Monica ont le bout de leur queue coudé en forme de L. © Santa Monica Mountains National Recreation Area

« Avec l'autre population de pumas de Santa Ana, celle de Santa Monica montre le plus faible taux de diversité génétique de toute la côte Ouest », alerte Seth Riley, responsable de la faunefaune sauvage du parc. La population est tellement réduite que les accouplementsaccouplements entre descendants et leurs parents sont fréquents. De plus, certains pumas s'entretuent pour protéger l'accès à leur territoire : les mâles ont besoin de vastes territoires, jusqu'à 520 kilomètres carrés.

L'urbanisation est la principale responsable de cet isolement croissant, mais un incendie a aussi brûlé plus de la moitié du parc en 2018, ce qui a encore réduit leur habitat. Un projet de pont sur l'autoroute pour connecter le parc à d'autres zones protégées est bien dans les cartons, mais il n'a récolté que 15 millions de dollars sur les 85 millions nécessaires, déplore Seth Riley. C'est pourtant l'une des dernières chances de sauver l'espèce à cet endroit et peut-être d'autres animaux également confrontés au même problème.