Étrangeté du vivant : ces animaux brillent sous la lumière bleue

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Dans l'imaginaire collectif, la bioluminescence est l'apanage des animaux aquatiques étranges vivant dans les profondeurs obscures des abysses. Des animaux plus communs ont aussi la capacité de produire de la lumière, mais le processus est différent : la biofluorescence. Elle est notamment plutôt répandue chez deux ordres d'amphibiens : les anoures (grenouille et crapaud) et les urodèles (salamandre et triton). Cette incroyable capacité est décrite dans un article publié dans Scientific Reports.

La biofluorescence est la capacité d'un être vivant à absorber une lumière d'une longueur d'onde précise et de la réémettre à une longueur d'onde plus longue, le rendant fluorescent. Les amphibiens réagissent à la lumière bleue (440 - 460 nm) et ultraviolette (360 - 380 nm) en produisant une fluorescence verte (520 - 560 nm).

Cette capacité est due à la présence de certains pigments sur la peau des espèces testées comme les ptérines, de couleur blanche, jaune ou rouge, et les caroténoïdes, de couleur orange ou jaune. La plupart des taxons d'anoures et d'urodèles testés sont biofluorescents.

Ces animaux plutôt nocturnes et qui évoluent dans des environnements sombres et humides tirent un avantage de la biofluorescence. Selon les auteurs, elle permettrait aux individus de mieux repérer un congénère la nuit.

Les différentes espèces de salamandres biofluorescentes testées. © Jennifer Lamb, Matthew Davis, Scientific Reports
Une anoure, ici Ceratophrys cranwelli, qui réagit à la lumière bleue par la biofluorescence. © Jennifer Lamb, Matthew Davis, Scientific Reports

Deux fois par semaine, la chronique « Étrangeté du vivant » vous présente les espèces les plus insolites, belles et/ou étranges, qui peuplent notre planète Terre. Ces espèces souvent méconnues ont des modes de vie et des caractéristiques fascinantes. Qu'elles soient animales, végétales, fongiques ou encore microcrospiques, nous vous invitons à les découvrir dans cette nouvelle chronique.

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