Un meeting virtuel, c’est 3.000 fois moins de CO2 qu’un meeting réel

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Depuis le début de la crise du coronavirus, les conférences scientifiques sont de plus en plus nombreuses à se tenir en virtuel. De quoi préserver la santé des participants. Mais aussi notre planète, nous apprennent aujourd'hui des chercheurs de l’université de Leiden (Pays-Bas). Ils ont calculé que le congrès de la Société européenne d'astronomie (EAS) qui s'est tenu il y a quelques semaines a émis 3.000 fois moins de CO2 dans sa version virtuelle que le congrès de l'année dernière.

Les astronomes ne s'attendaient pas à une telle différence. Ils proposent désormais que les prochains congrès de l'EAS soient imaginés comme des combinaisons de conférences en ligne et de réunions régionales.

D'autant que ces travaux s'inscrivent dans une volonté plus large de rendre l'astronomie plus durable. Parmi les autres recommandations des chercheurs :

  • envoyer ses mails à l'aide d'un ordinateur portable ;
  • ne pas utiliser un supercalculateur au maximum de sa puissance ;
  • pour les simulations, utiliser du matériel basé sur des cartes graphiques ;
  • ne pas utiliser Python, un langage de programmation énergétiquement peu efficace, pour faire de gros calculs.
Des chercheurs de l’université de Leiden (Pays-Bas) ont mis des chiffres sur l’économie de carbone que représente une conférence scientifique virtuelle par rapport à une conférence scientifique dans le monde réel. © metaworkd, Adobe Stock
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