Il aura suffit d'un seul pauvre chat pour paniquer la population jusqu'aux plus hautes autorités de l'État italien. Dans la ville d'Arezzo, en Toscane, qui compte environ 100.000 habitants, une chatte de deux ans a soudainement mordu trois membres de la famille après avoir passé deux jours à l'extérieur, rapporte le journal La Repubblicca. « Le félinfélin était devenu très agressif [...]. Il a été alors amené chez un vétérinaire qui, lui aussi, a été agressé », décrit le journal.

Soupçonné de porter la ragerage, il meurt peu de temps après, mais une partie de son cerveaucerveau est envoyée dans un institut spécialisé pour y être analysé. Verdict : le chat est porteur d'un type de Lyssavirus, un virusvirus très rare de la famille de la rage qui n'avait jusqu'ici été observé qu'une seule fois chez la chauve-sourischauve-souris, rapporte le journal Il Fatto Quotidiano cité par Courrier International.

S'il n'existe aucune preuve de transmission de l'animal à l'Homme, l'affaire a cependant mobilisé les pouvoirs politiques alors que l'Italie a été l'un des pays les plus durement frappés par l'épidémieépidémie de coronaviruscoronavirus. Le maire d'Arezzo a ordonné la saisie de tous les autres animaux du foyerfoyer auquel appartenait le chat (un chienchien, un autre chat et trois chatons), et l'obligation pour tous les chiens de porter une muselière dans l'espace public.

Parallèlement, le ministère de la Santé a créé une cellule spéciale scientifique et technique pour suivre la situation. Il existe 14 espècesespèces de Lyssavirus, dont six sont connues pour infecter l’Homme de manière létale, indique l'Institut Pasteur. Mais, comme la rage ne se transmet pas entre êtres humains, le risque d'épidémie est quasi nul.

Selon Canio Bonavoglia, un professeur spécialiste des maladies infectieuses au département de médecine vétérinaire de l'université de Bari, interrogé par le Corriere della Sera, il est probable que le chat ait été mordu par la chauve-souris lorsqu'il s'est approché d'elle. « La probabilité d'un passage du virus des chauves-souris aux animaux de compagnie, c'est un peu comme celle de gagner au loto », conclut-il.