Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Biodiversité : sommes-nous entrés dans la sixième extinction de masse ? Depuis quelques années, la biodiversité fait régulièrement la Une des médias. Elle serait en train de s’effondrer. En 40 ans, l’effectif des populations de vertébrés sauvages a décliné de 60 %, d’après le WWF. Au point d’affirmer que l’humanité provoque la 6e extinction de masse ? Gilles Bœuf, président du conseil scientifique de l’Agence française pour la Biodiversité, dévoile ses arguments sur la question.

Lorsqu'elle a été décrite pour la première fois en l'an 2000, les scientifiques la pensaient déjà éteinte. Parce que depuis que cette fleur sauvage avait été découverte -- au milieu des années 1980 --, son habitat -- une forêt équatorienne -- avait été largement détruit. Alors les chercheurs avaient choisi de la baptiser « extinctus ».

Mais dans le rang des scientifiques, il y a toujours quelques optimistes au moins. Ils espéraient en l'espèceespèce que cette fleur du genre Gasteranthus puisse avoir survécu. De nombreuses missions avaient pourtant échoué à la retrouver. Jusqu'à ce qu'une équipe passe au peigne fin les images satellites des contrefortscontreforts des montagnes des Andes. Une zone réputée abriter un ensemble unique de plantes au bord de la disparition à cause de la déforestationdéforestation qui a déjà éliminé plus de 97 % des forêts de la moitié ouest de l'ÉquateurÉquateur.

<em>Gasteranthus extinctus</em>, la fleur sauvage redécouverte alors que les scientifiques la croyaient éteinte. © Riley Fortier, Field Museum
Gasteranthus extinctus, la fleur sauvage redécouverte alors que les scientifiques la croyaient éteinte. © Riley Fortier, Field Museum

Une initiative payante. Puisque dès le premier jour de leur expédition sur place -- dans les deux premières heures, même --, les chercheurs ont trouvé une parcelle de forêt intacte. Et la fameuse Gasteranthus extinctus. Et sa fleur orange vif, avec une grande poche sur le dessous et une petite ouverture sur le dessus. Pour permettre aux pollinisateurs d'entrer et de sortir à leur guise.

Il y avait même finalement tellement de spécimens que les chercheurs se sont permis d'en emporter des échantillons pour analyse d’ADN. Mais la fleur reste menacée. Alors des mesures de protection de son habitat vont être prises. « La redécouverte de cette fleur montre qu'il n'est pas trop tard pour inverser même les pires scénarios de biodiversitébiodiversité, et cela montre qu'il est utile de conserver même les zones les plus petites et les plus dégradées », concluent les auteurs de la redécouverte.