Cette image montre l'étendue atteinte par les flots de lave du volcan faisant éruption depuis quelques semaines à Geldingadalur. Les fissures sont au total d'environ 100-200 mètres de long et des rivières de lave particulièrement liquide s'en échappent. © Icelandic Met Office, Björn Oddsson, Icelandic Coast Guard, Almannavarnir
Planète

Volcan en Islande : de nouvelles vidéos par drone et des torrents de lave spectaculaires

ActualitéClassé sous :Volcan , islande , éruption en Islande

[EN VIDÉO] 8 choses à savoir sur les volcans  Objets de fascination et de terreur, les volcans font partie des forces les plus irréductiblement indomptables de la nature. De l'origine mythologique de leur nom aux éruptions qui ont marqué l'Histoire, voici 8 choses à savoir sur eux. 

Après la formation de deux cônes de scories, c'est une et maintenant deux éruptions fissurales qui ajoutent des mètres cubes de lave par seconde à la surface de l'Islande, dans la péninsule de Reykjanes. Les images de cette activité volcanique continuent à se multiplier en 4K sur YouTube et on commence même à voir de la réalité virtuelle !

La Saga de l'éruption au flanc de la montagne Fagradalsfjall se poursuit ! Normal, nous somme en Islande. Ce qui l'est moins, c'est l'extraordinaire médiatisation sur YouTube de cette éruption qui en fait vraiment un événement familier et, pour ainsi dire, quotidien du Village global de la noosphère de Teilhard de Chardin. Un premier flot de lave avait jailli dans la vallée de Geldingadalur le 19 mars 2021 mais, dans la journée du 5 avril, puis vers minuit le 6 avril, ce sont une, puis deux éruptions fissurales qui se sont ajoutées aux manifestations volcaniques.

Au moment où cette vidéo a été prise, le site de l'éruption dans la péninsule de Reykjanes était interdit au public mais certains journalistes et surtout les volcanologues y avaient toujours accès. Voilà une présentation de l'activité éruptive juste après le début de la première éruption fissurale. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © The Reykjavík Grapevine

Une nouvelle ère pour les images d'éruptions volcaniques

Qu'auraient fait Haroun Tazzief, Maurice et Katia Krafft s'ils étaient encore avec nous et dans la fleur de l'âge ? Nous ne le saurons jamais et même en supposant la réalité d'un multivers, il ne saurait y exister que des versions de ces volcanologues qui seraient bien trop âgés pour se rendre sur place et s'activer comme ils l'avaient fait en 1973 lors de la mythique éruption islandaise de L’Eldfell, sur l'île de Heimaey, dans les îles Vestmann.

De nouvelles images prises par un drone des éruptions fissurales islandaises. © Björn Steinbekk via Storyful

Toujours est-il que des torrents de lave dévalent en ce moment les pentes de la région de la montagne Fagradalsfjall et qu'un seul et même épanchement de matière ignée s'est formé à partir des bouches éruptives. L'éruption semble pouvoir se poursuivre longtemps, bien que personne ne puisse prédire quand elle se terminera. En attendant, après les images de drones, le XXIe siècle commence à nous offrir des images en réalité virtuelle !

La réalité virtuelle pour les éruptions volcaniques ne fait que commencer ! © 360MYND.IS

Pour en savoir plus
Cette image montre le début d'une éruption fissurale située à environ 700 mètres au nord-est du volcan faisant éruption depuis quelques semaines à Geldingadalur. Les fissures sont au total d'environ 100-200 mètres de long et une rivière de lave particulièrement liquide s'en échappe. © Icelandic Met Office, Björn Oddsson, Icelandic Coast Guard

Volcan en Islande : des images toujours plus spectaculaires et une éruption fissurale

Article de Laurent Sacco publié le 06/04/2021

Après la formation de deux cônes de scories, c'est maintenant une puis deux éruptions fissurales qui ajoute des mètres cubes de lave par seconde à la surface de l'Islande, dans la péninsule de Reykjanes. Les images de cette activité volcanique continuent à se multiplier en 4K sur YouTube, prises par des drones qui parfois finissent dans les laves.

Sur les écrans de la noosphère, on ne compte plus les images de l'éruption au flanc de la montagne Fagradalsfjall, inondant de flots de matière ignée une partie de la vallée de Geldingadalur depuis le 19 mars 2021. Pour les obtenir, nombreux ont été ceux, fascinés, qui se sont rendus sur le site de l'éruption, à pied, peut-être en raison d'un souvenir profond acquis par les ancêtres de l'humanité alors qu'ils arpentaient il y a 3,5 millions d'années la savane parfois saupoudrée de cendres volcaniques dans lesquelles ils ont laissé des traces leurs pas, comme en témoigne la piste trouvée sur le site de Laetoli en Tanzanie, à 45 kilomètres au sud des gorges d'Olduvai.

Une des vidéos de l'éruption islandaise réalisées avec des drones. © Stefan Forster

Mais, depuis les pas des premiers Hominines, comme Australopithecus afarensis, la noosphère s'est bien développée et elle est passée des bifaces aux drones et aux webcams permettant au village global de voir en direct les manifestations volcaniques des points chauds, que ce soit à Hawaï ou en ce moment, en Islande. Produits d'une croissance qui est maintenant en question, plusieurs de ces drones se retrouvent désormais hors d'usage autour des bouches éruptives, quand ils n'ont pas été engloutis dans la lave. Le journal islandais Iceland Monitor raconte en effet que, en volant au-dessus de ces bouches, des perturbations thermiques et magnétiques désorientent parfois les drones qui s'affolent, perdant notamment leur localisation par GPS. Ils se mettent alors en mode automatique et foncent droit devant eux tant que leurs batteries ne sont pas épuisées, ce qui les conduit parfois à entrer en collision avec la montagne Fagradalsfjall.

Une vue aérienne de l'éruption fissurale qui s'ajoute désormais depuis ce mois d'avril à celle du 19 mars. © Viðburðastofa Vestfjarða

La naissance du premier volcan bouclier islandais depuis des milliers d'années ?

Cela ne décourage visiblement pas plusieurs Homo sapiens qui mettent actuellement en ligne de nouvelles images montrant que l'éruption, toujours en cours, a pris un nouveau tournant avec la naissance ce 5 avril 2021 d'une éruption fissurale à 700 m environ au nord-est des cônes de scories spectaculaires crachant de la lave depuis des semaines. Les fissures ouvertes sont longues de 200 mètres et elles laissent s'échapper des fluides ardents qui dévalent les pentes, formant une longue rivière de feu se terminant en delta dans la vallée de Meradalir. Une deuxième éruption fissurale a débuté dans la foulée.

Comme le montrent ces images, c'est un véritable delta de lave qui se forme à partir de celle crachée par une éruption fissurale. © Bjorn Steinbekk via Storyful

D'après des déclarations de géologues islandais, l'activité volcanique que l'on observe actuellement pourrait signifier que nous assistons à la naissance d'un volcan bouclier. Ce type de volcan aux pentes douces est le produit de laves très fluides qui peuvent donc s'écouler sur de longues distances, comme à Hawaï. L'Islande a compté déjà quelques édifices volcaniques de ce genre mais ils sont plutôt rares et les derniers volcans boucliers islandais se sont formés il y a des milliers d'années, après la fin de la dernière glaciation.

Nul ne sait, en tout cas, quand l'éruption se terminera. Mais si nous sommes bien devant la naissance d'un volcan bouclier, cela pourrait durer des années comme l'explique la vidéo de The Reykjavík Grapevine ci-dessous.

L'éruption islandaise qui a débuté le 19 mars 2021 se poursuit et des images toujours plus spectaculaires ont été filmées. © Jakob Vegerfors

Qu'est-ce que ça fait de rejoindre depuis la route l'éruption qui se tient sur le site de Geldingadalur ? Cette vidéo donne la réponse. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © The Reykjavík Grapevine

Le samedi matin du 20 mars 2021, l'éruption dans la vallée de Geldingadalur avait cet aspect. © Icelandic Met Office

Islande : spectaculaires images d'un volcan en éruption près de Reykjavik, la capitale

Article de Laurent Sacco publié le 21/03/2021

Comme le pensaient les volcanologues, au bout d'un cycle d'environ 800 ans, une éruption s'est produite dans la péninsule de Reykjanes. L'activité volcanique a débuté hier soir dans la région de la Fagradalsfjall, à environ 40 km de la capitale islandaise, Reykjavik.

Les volcanologues la pensaient possible et, si tel était bien le cas, probablement imminente. Une éruption volcanique a effectivement débuté ce vendredi 19 mars 2021 en Islande, dans la péninsule de Reykjanes, et vers 21 h 45,  heure de Paris. Comme les géophysiciens s'y attendaient également au moins depuis le 11 mars, elle s'est produite dans la vallée de Geldingadalur, au flanc de la montagne appelée Fagradalsfjall.

Les données géophysiques, comme des images satellitaires et des mesures GPS concernant les déformations et mouvements tectoniques dans cette région (qui se trouve en coïncidence avec le rift médio-océanique de l'Atlantique Nord séparant deux plaques tectoniques), suggéraient en effet qu'une intrusion magmatique, un dike, était active sous la Fagradalsfjall.

Kristinn Þeyr Magnússon, cinéaste de RÚV, a filmé ces images incroyables du volcan à Geldingadalur vendredi soir, le 19 mars 2021. © RÚV News, Icelandic National Broadcasting Service

Une petite éruption peu inquiétante

Le Veðurstofa Íslands, ou Office météorologique islandais (OMI), l'organisme national météorologique, hydrologique, glaciologique, sismologique et volcanologique islandais se veut rassurant. L'activité volcanique est considérée comme mineure à ce stade, avec de petites fontaines de lave et des coulées qui ne constituent qu'un danger très local car occupant une zone inférieure à 1 km2.

Il s'agit d'une éruption fissurale sur de 500 à 700 m de long, sans production notable de cendres et de téphra. L'émission de gaz soufrés  à ce stade ne concerne que des personnes s'approchant du volcan. Bien que située à environ 10 km au sud-ouest, la ville côtière de Grindavík n'est pour le moment aucunement menacée et encore moins la capitale islandaise à environ 40 km. L'activité sismique dans la région de l'intrusion de magma a été plus faible ces derniers jours et il n'y a actuellement aucune sismicité intense dans la région explique l'OMI dans un communiqué.

Une webcam diffuse désormais en direct de Fagradalsfjall, face à Geldingadalur.

Comme le montre cette nouvelle vidéo, il est en fait facile de s'approcher de l'éruption et en étant prudent, pour le moment, sans risque notable pour qui fait attention à se protéger des gaz.

Une belle visite au nouveau volcan de Fagradalsfjall, appelé Geldingardalsgos. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © The Reykjavík Grapevine


En Islande, la crainte d'une éruption volcanique imminente près de la capitale

Article de Laurent Sacco publié le 19/03/2021

Depuis plus d'un an, la péninsule de Reykjanes, située en Islande à seulement une quarantaine de kilomètres de la capitale, est secouée par de nombreux séismes. Les géologues craignent une possible éruption volcanique.

Comme aimaient à le dire les regrettés Maurice et Katia Krafft, l'Islande est un paradis pour les volcanologues. Mais, pour les populations de l'île et même pour les Européens, elle peut être à l'occasion un enfer comme l'a prouvé le volcan islandais Laki, entré en éruption le 8 juin 1783. Il avait alors émis une très grande quantité de gaz sulfureux de sorte que 80 % des moutons islandais ont péri dans l'année, ce qui a provoqué une famine tuant un cinquième de la population de l'île. Poussés par les vents, les gaz résultant du nuage volcanique ont également atteint l'Europe continentale dans les jours et les semaines qui suivirent, entraînant une surmortalité.

Nous n'en sommes pas là malgré les signes préoccupants d'une élévation importante de l'activité sismique à l'extrême sud-ouest de l'Islande, plus précisément dans la célèbre péninsule de Reykjanes.

Depuis le 24 février 2021, sismologues et volcanologues sont en alerte en Islande. © euronews (en français)

Une péninsule volcanique touristique

Reykjanesskagi, comme on l'appelle en islandais -- ou la péninsule du cap des fumées en français -- est largement un désert de cendres et un champ de laves encore fumantes, constituant une zone géothermique et volcanique très active. C'est là que se trouve le fameux Lagon bleu (en islandais Bláa Lónið), la station thermale très prisée des touristes à quarante minutes au sud-ouest de la capitale Reykjavik. Reykjanesskagi, c'est aussi la porte d'entrée de l'île pour ces touristes car on y trouve l'aéroport internationale de Keflavik.

Autant dire qu'une brusque intensification du nombre et de l'intensité des séismes ne peut laisser personne indifférent, surtout si l'on se rappelle des cendres éjectées par le volcan Eyjafjöll en avril 2010. L'éruption du Bardarbunga, en septembre 2014, très spectaculaire elle aussi, était toutefois nettement moins dangereuse.

Une présentation de la péninsule de Reykjanes. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Inspired by Iceland

Depuis le 24 février 2021, la tension des volcanologues est montée d'un cran et les sismologues surveillent l'activité sismique en cours. Elle n'est pas surprenante car la péninsule de Reykjanes est située juste sur les failles du rift médio-océanique séparant les plaques tectoniques de l'Atlantique Nord. De plus, l'Islande est un point chaud, de sorte qu'il ne s'agit pas d'un morceau de croûte continentale et que l'île croît avec les éruptions volcaniques d'envergures. À cet égard, Reykjanesskagi n'aurait que quelques dizaines de milliers d'années tout au plus et les bords du rift s'y écartent d'environ 2,5 cm par an sous l'effet des forces tectoniques responsables de l'expansion des fonds océaniques.

Cette image montre l'emplacement de chambres magmatiques qui se forment sous la croûte terrestre dans Reykjanesskagi. Lorsque le magma pénètre dans les couches sédimentaires et forme des tunnels magmatiques appelés dikes — comme c'est actuellement le cas dans la zone entre Keilir et Fagradalsfjall —, une pression se forme dans la croûte terrestre. Cela crée des tensions sur les côtés est et ouest de la zone qui devient sismiquement plus active. © Icelandic Met Office

Des dikes avec du magma en mouvement

Depuis un mois, les géophysiciens enregistrent quelques centaines à quelques milliers de séismes par jour, certains ayant atteint une magnitude de 5,7. La zone la plus active est située aux alentours de Fagradalsfjall qui constitue le volcan central d'un système volcanique plus vaste incluant des fissures et d'autres bouches éruptives comme le Keilir. Les données géophysiques suggèrent que des dikes volcaniques, des intrusions de roches ignées, sont alimentés en magma à une profondeur d'environ 1 km et que celui-ci pourrait s'être rapproché de 100 à 200 mètres de la surface.

Impossible d'affirmer si une éruption va se produire ou pas. Ce que l'on sait, c'est que la péninsule de Reykjanes semble devenir volcaniquement active tous les 800 ans environ ; or c'est précisément le temps écoulé depuis le dernier évènement. Toutefois, les éruptions volcaniques dans la péninsule de Reykjanes sont très rarement explosives, car la zone n'est pas recouverte de glace et le plus souvent fissurale comme à Hawaï. On ne devrait donc pas se diriger, en tout état de cause, vers un scénario comparable à celui de 2010 même si la prudence s'impose.

Les séismes se font sentir jusque dans la capitale de l'Islande. © euronews (en français)


Le volcan le plus actif d'Islande s'est réveillé

Article de Futura avec l'AFP-Relaxnews publié le 23/06/2020

Depuis trois jours, les volcanologues enregistrent une importante activité sismique et volcanique dans le nord de l'Islande tandis qu'une éruption du volcan le plus actif se prépare dans le sud de l'île. Selon les autorités scientifiques islandaises, ces phénomènes présentent des risques limités.

La terre tremble dans le nord de l'Islande où plus de 3.000 secousses ont agité les sismographes ces trois derniers jours, ont annoncé lundi des scientifiques, tandis qu'une éruption est en vue pour un volcan dans le sud de l'île.

Le volcan Grímsvötn, le plus actif de l'île boréale, se prépare pour sa prochaine éruption, la première depuis 2011, ont fait savoir les autorités depuis la mi-juin. Des taux de dioxyde de soufre particulièrement élevés ont été enregistrés, indiquant la présence du magma à faible profondeur. Si l'éruption du volcan Eyjafjöll en 2010 avait provoqué la formation d'un immense nuage de fumée et semé le chaos dans le ciel européen pendant un mois, avec plus de 100.000 vols annulés et huit millions de passagers bloqués, les risques, cette fois, sont jugés plus faibles.

Mais le réveil du Grímsvötn en 2011 avait tout de même entraîné l'annulation de quelque 900 vols, les cendres ayant atteint le Royaume-Uni et les abords du continent européen. Volcan subglaciaire, son éruption déclenche aussi des inondations liées à la fonte des glaces qui le recouvrent.

L'éruption du volcan Eyjafjallajokull, en 2010, avait paralysé le ciel européen et le trafic aérien. © klikk, Adobe Stock

Un essaim sismique et volcanique secoue l'île

Sur la côte nord, cette fois, trois séismes d'une magnitude supérieure à 5 sur l'échelle de magnitude du moment ont été enregistrés ces derniers jours. L'un d'eux a été ressenti jusqu'à Reykjavík, la capitale, située à 265 km.

Selon l'Institut météorologique d'Islande (l'OMI), l'épicentre de cet « essaim sismique », qui devrait se poursuivre au cours des prochains jours, se trouve à 20 kilomètres au large de Siglufjördur, petit village de quelque 1.200 âmes sur la côte nord islandaise. Et à quelques dizaines de kilomètres d'Akureyri, deuxième ville d'Islande avec près de 20.000 habitants. Aucun blessé ni dégât majeur n'est pour l'instant à déplorer -- seuls des glissements de terrain et des chutes de pierres ont été observés près de l'épicentre.

 L'Islande est l'une des zones volcaniques les plus actives du globe avec pas moins de 200 volcans actifs (ou failles volcaniques) qui se réveillent tous les 4 ou 5 ans en moyenne. Photo d'un volcan en Islande, en septembre 2014. © Bernard Meric, AFP, Archives

La région est régulièrement secouée par des séismes : située sur la zone de fracture de Tjörnes, cette faille géologiquement active est composée d'une série de zones tectoniques et volcaniques en mouvement. Le dernier événement de ce type a été enregistré en 2012-2013. Le séisme le plus intense dans cette zone remonte à 1755 avec, selon des études conduites bien plus tard, des secousses de magnitude 7.

Ces évènements interviennent alors qu'une partie du pays était déjà sous surveillance : depuis janvier, une série de tremblements de terre secoue les alentours de Grindavik, non loin des eaux fumantes du touristique « Lagon bleu » dans la péninsule de Reykjanes au sud-ouest.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !