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Valorisation des terrains militaires abandonnés. Les sabots remplacent les chenilles

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Sans le vouloir, la Nationale Volksarmee - l'armée de l'ex-RDA - aura légué à l'Allemagne réunifiée un important patrimoine écologique. De part leur réglementation extrêmement rigide, ses nombreux terrains de manœuvre ont conservé des biotopes devenus pour certains rares en Allemagne : fondrières, gazons xérophiles et landes couvertes de bruyères.

Mouflons Crédit : http://www.grotte-de-han.be

Or, depuis l'implosion du régime communiste, de nombreux terrains militaires ont été laissés à l'abandon, une situation qui remet en cause l'avenir de ces milieux fragiles qu'il convient de protéger. Sollicite par le ministère fédéral de la Recherche, l'Institut des Techniques Agraires de Bornim (petite localité située près de Potsdam), vient de rendre ses conclusions quant au devenir possible de ces biotopes d'exception.

Une première solution consisterait a "confier" les friches à des ovins. Ceci est à rejeter, car les dépenses (175 a 385 euros/hectare) seraient beaucoup trop élevées par rapport aux revenus (13-36 euros/hectare) tires de la vente de la viande et de la laine.

La seconde solution, beaucoup plus intéressante, consisterait a employer de robustes bovidés ou mieux, des espèces sauvages ou à demi domestiquées (cervidés, mouflons, chevaux de race islandaise,...).

Une telle exploitation, vivant des recettes engendrées par les ventes de viande, de billets d'entrée,... serait rentable a moyen terme, a en croire l'expérience pilote conduite sur l'ancien site militaire de Glau (Brandebourg). Quant aux landes de bruyères, impropres à l'élevage extensif, elles devraient être régulièrement tondues. La vente des déchets de tonte couvrirait peu ou prou les dépenses engagées (de l'ordre de 300 euros/hectare).

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