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Le pari du pétrole vert et du bioplastique

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Plein feux sur l'Italie. Le défi de l'entreprise Novamont est de produire un pétrole vert permettant d'éviter l'émission du gaz à effet de serre, de créer des produits biodégradables et de relancer les brevets italiens dans le monde.

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La société Novamont est parvenue a un accord avec Coldiretti (Association regroupant les principales entreprises agricoles italiennes) afin de passer d'une logique du produit à une logique de filière, c'est à dire à la maîtrise de l'ensemble du cycle, de la culture des champs jusqu'à à l'obtention du produit fini. Elle espère ainsi remplacer l'ensemble des sachets plastiques traditionnels en quelques mois. La première phase de cette stratégie est la naissance d'une bio-raffinerie qui sera construite dans l'établissement déjà en fonctionnement à Terni (Ombrie).

" Nous avons effectué un investissement de 100 millions d'euro, en un an nous triplerons la production actuelle de 20 milles tonnes de plastique biodégradable " annonce Catia Bastioli, directrice générale de Novamont. " Ce n'est pas seulement une question économique. L'idée qu'une industrie achète ses matières premières sur le marché seulement par rapport au prix n'est pas en adéquation avec les nouvelles normes environnementales. C'est pour cela que nous avons signé un accord avec les agriculteurs, afin de construire des installations près des établissements de distribution : cet aspect est pour nous fondamental car il est important aujourd'hui de prendre en considération le coût de consommation total lié à l'impact sur l'environnement du transport à longue distance ".

L'utilisation massive des produits agricoles à des fins énergétiques est actuellement l'objet de nombreuses critiques, car chaque hectare qui y est consacré est autant d''espace cultivable en moins pour la production alimentaire. Cependant ce projet se limiterait à utiliser 800 mille hectares non exploités pour obtenir plus d'un million et demi de tonnes de bioplastique, alors que la consommation annuelle des sachets standards est de 300 milles tonnes en Italie, et celle du plastique en général de 7 millions de tonnes. La substitution sur le marché du plastique classique par le bioplastique permettrait ainsi une économie d'énergie de près de 200 mille tonnes de gasoil par an et on éviterait l'émission de 400 mille tonnes d'anhydrique carbonique.

Au jour d'aujourd'hui, un sac en plastique biodégradable a un coût de production équivalent à 9 centimes d'euro contre 5 centimes d'euro pour un sac standard. Mais le prix du bioplastique tendra a baisser grâce à son industrialisation à grande échelle. Par ailleurs, le bioplastique a deux avantages environnementaux : la réduction d'émission de gaz carbonique et une économie significative en terme de transport. En effet les déchets organiques perdent de l'eau ce qui réduit leur poids de 20 à 50%.

Libérer les bois et les plages des sachets plastiques en relançant l'emploi et en soutenant les brevets italiens. Ce sont les trois objectifs de la loi de finance 2007 du gouvernement italien approuvé par la commission de l'environnement qui a prévu une généralisation des sachets dégradables pour le 1er janvier 2010.

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