Une nouvelle carte du monde, dressée par une équipe de scientifiques de la Wildlife Conservation Society (WCS) et de l'Université de Columbia (Etats-Unis), montre comment les hommes influencent directement plus des quatre cinquièmes de la surface terrestre non-maritime.

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    L'empreinte de l'homme sur terre est parfaitement visible depuis l'espace.Crédit : http://www.lecieldeparis.com

    L'empreinte de l'homme sur terre est parfaitement visible depuis l'espace.Crédit : http://www.lecieldeparis.com

    Elle prend en compte les influences provenant notamment de la densité de population, des routes et des voies navigables, des infrastructures destinées à l'alimentation en énergieénergie électrique, de la transformation des terres (urbanisation et activité agricole). Il s'avère qu'au total 83 % de la surface terrestre se retrouve sous influence humaine.

    Dans le même temps, de vastes zones demeurent sauvages. Elles incluent les hauts plateaux du Tibet et de Mongolie, les forêts du nord de l'Alaska, de la Russie et du Canada et le bassin du Fleuve Amazone. D'après les chercheurs, d'autres zones sauvages existent dans tous les écosystèmesécosystèmes de la surface terrestre, bien qu'à une échelle moindre. Ces zones encore en dehors de l'influence humaine constituent pour les auteurs de l'étude autant d'opportunités de préservation de terres et de vie sauvages à travers le monde.

    Les auteurs de l'étude ont attribué des scores chiffrés aux différents endroits du monde. Plus faible est le score, plus faible est le degré d'influence humaine. Un grand nombre de villes les plus importantes parmi lesquelles Calcutta, Pékin, New York, se sont vues attribuer les scores les plus élevés. Mais même à l'intérieur de zones lourdement influencées par l'homme, il existe des espaces pour la vie sauvage, font remarquer les chercheurs. En Inde par exemple, les tigrestigres partagent le territoire avec un milliard d'hommes.

    La nouvelle carte a vocation à être utilisée par les gouvernements, les institutions et les individus, comme un outil au service de la compréhension des influences actuelles sur la planète et de la définition d'actions destinées à la préserver, déclarent les chercheurs.