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La haute technologie à l'écoute de la Terre

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La communauté scientifique s'intéresse de plus en plus à l'installation de réseaux de capteurs, caméras et autres unités informatiques miniaturisés, connectés par des communications sans fil et alimentés par des batteries ou des cellules solaires, pour la surveillance des écosystèmes terrestres.

La haute technologie à l'écoute de la Terre

Le secteur, qui en est encore à ses débuts, est en plein essor grâce aux évolutions récentes de l'électronique et des matériaux. Aux Etats-Unis, la National Science Foundation a par ailleurs dépensé ces dernières années près de 100 millions de dollars pour aider la recherche sur de nouveaux réseaux et envisage d'investir plus d'un milliard de dollars dans de grands projets environnementaux.

Le Département de la Défense a également contribué à ce mouvement à travers son Advanced Research Projects Agency, qui a financé les études de miniaturisation de toutes sortes de capteurs, et de grands groupes industriels semblent désormais prêts à associer à ce type de réseaux (Intel travaille ainsi avec l'Université de Californie à Los Angeles sur l'étude de la James Reserve initiée il y a trois ans).

Pour les scientifiques, les données susceptibles d'être recueillies par ces observatoires d'un nouveau genre, sur le long terme ou à l'occasion de campagnes limitées dans le temps, sont inestimables, et ce dans de nombreux domaines (contamination des sols, cycles océaniques, formation des continents, comportement des espèces invasives ou encore stockage du carbone atmosphérique).

Parmi les ambitieux programmes en cours d'élaboration, on peut citer EarthScope, un projet de 200 millions de dollars pour lequel quelques 3000 stations d'enregistrements des déformations de la croûte terrestre vont être installées d'ici 2008 pour un fonctionnement prévu jusqu'en 2023. Les sciences de la vie ont également leur projet de grande envergure : NEON (National Ecological Observatory Network), estimé à 500 millions de dollars, prévoit la mise sous surveillance de 15 zones types (urbaines, suburbaine, sauvage, agricole, etc.) de 300 kilomètres de diamètre chacune, par tout un ensemble de capteurs et caméras.

La construction de NEON pourrait débuter en 2007 pour une durée de 5 ans et pour une mise en oeuvre effective complète vers 2020. Enfin côté océan, Américains et Canadiens ont décidé de s'associer pour l'étude des profondeurs du Pacifique sur 3200 kilomètres, depuis la Californie jusqu'au Canada. La construction du segment canadien du câble en fibre optique du projet Neptune a déjà commencé, tandis que le financement américain devrait démarrer en 2007. D'un coût de 200 millions de dollars environ, Neptune pourrait être mis en service en 2012 pour une durée de 30 ans.

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