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Fin des périodes glaciaires en raison de l'effet de serre ?

ActualitéClassé sous :Terre , Réchauffement

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L'homme pourrait "enfermer" la Terre dans un effet de serre irréversible excluant tout futur âge glaciaire, selon deux scientifiques de l'Université Catholique de Louvain (Belgique). Les gaz à effet de serre agissant dans le sens d'un réchauffement global pourraient entraîner la planète dans un état climatique totalement nouveau dans lequel il pourrait ne plus y avoir de périodes cycliques de gel et de dégel.

L'argument, vieux de trente ans, selon lequel il n'était pas justifié de s'inquiéter parce que la planète se situait à la veille d'un nouvel âge glaciaire, reposait sur des prédictions très différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui, font remarquer les deux scientifiques belges, Marie-France Loutre et André Berger. Les deux précédentes périodes chaudes interglaciaires avaient duré 10 000 ans environ. Les climatologues estimaient par conséquent que la présente période chaude, l'Holocène, ayant commencé il y a plus de 10 000 ans, devait prendre fin.

Mais il est désormais établi que les caractéristiques de l'Holocène ne sont pas les mêmes que celles de la dernière période chaude, qui intervint aux alentours de -125 000 ans, amenant les scientifiques à avancer que la présente période interglaciaire durerait plus de 70 000 ans. Aujourd'hui, la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est supérieure d'un tiers, comparé aux autres périodes interglaciaires récentes. Sur les deux prochains siècles, cette quantité pourrait doubler par rapport à la valeur actuelle.

Mais l'impact pourrait s'avérer plus dramatique encore, d'après Loutre et Berger. Si les glaces de l'Antarctique Ouest et du Groenland fondaient complètement, nul autre âge glaciaire ne pourrait se reproduire. En effet, les glaces seraient nécessaires au refroidissement : plus la quantité de glace est grande, plus la lumière du Soleil est reflétée et plus le processus de refroidissement s'accomplit. Il est cependant difficile de connaître le devenir des glaces, déclare Thomas Crowley, de la Duke University (Durham, Etats-Unis). Il est très improbable, selon lui, que disparaissent les glaces de l'Antarctique.

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