La Nouvelle-Zélande serait le pays le plus résilient en cas d'effondrement. © Wong Chun Wai, Adobe Stock
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Voici les meilleurs endroits où survivre en cas d'effondrement, selon une étude

ActualitéClassé sous :Réchauffement climatique , Écosystème , Relation humain-nature

[EN VIDÉO] Interview avec Jean Jouzel : Quelles seront les répercussions du réchauffement climatique sur notre société ?  Dans une interview, Jean Jouzel, célèbre paléoclimatologue, nous énonce les répercussions du réchauffement climatique sur nos modes de vie. 

Une nouvelle étude a identifié les endroits du monde les plus résilients en cas d'effondrement économique ou climatique majeur. Les îles au climat tempéré et à faible population comme l'Islande ou la Nouvelle-Zélande figurent en tête de liste. 

Le Jour du dépassement, qui cette année est survenu ce jeudi 29 juillet, est un marqueur fort de la menace d'effondrement puisqu'il symbolise la date à laquelle nous avons épuisé toutes les ressources que la planète peut générer en l'espace d'un an. D'après les auteurs de cette étude, l'effondrement pourrait se manifester de plusieurs façons : crise financière majeure, destruction de la nature, survenue d'une pandémie encore plus grave que celle de la Covid-19... ou alors une combinaison de tous ces facteurs. 

Une perspective peu réjouissante, mais dont on aperçoit déjà les prémices. Partout dans le monde, les catastrophes naturelles (feux, inondations, ouragans) s'intensifient, les pénuries d'eau sont de plus en plus fréquentes. Sans oublier, bien sûr, la crise sanitaire auquel le monde entier est confronté depuis un an et demi. Pourtant, des pays pourraient s'en sortir mieux que d'autres. C'est ce que démontrent ces travaux parus dans le journal Sustainability et qui désignent la Nouvelle-Zélande, l'Islande, le Royaume-Uni, la Tasmanie et l'Irlande comme les endroits du monde les plus adaptés pour survivre à un effondrement mondial de la société. 

Cette nouvelle recherche s'appuie sur les résultats de « l'University of Notre Dame-Global Adaptation Index » (ND-GAIN) 2015, qui a évalué et classé toutes les nations en termes de vulnérabilité et de préparation aux futurs changements environnementaux. Les pays ont été évalués selon divers critères, notamment leurs capacités à produire des denrées alimentaires pour leur population, maintenir un réseau électrique, ainsi qu'une certaine capacité de production.

« Depuis ses débuts, la civilisation humaine a connu une trajectoire continue de complexité sociopolitique croissante, une tendance qui s'est dramatiquement accélérée récemment. Ce phénomène a entraîné des perturbations de plus en plus graves du système terrestre, qui se sont récemment manifestées par des effets à l'échelle planétaire tels que le changement climatique. Ces effets créent un risque accru d'un événement mondial d'effondrement », soulignent les scientifiques à l'origine de cette recherche. 

Voici la ville d'Auckland, dans laquelle habite un quart des habitants de la Nouvelle-Zélande, soit 1,5 million de personnes. © holger isensee/EyeEm, Adobe Stock

Nouvelle-Zélande : l'exemple à suivre ? 

La Nouvelle-Zélande sort grande gagnante de ce classement. Cet État insulaire d'Océanie détiendrait en effet le plus grand potentiel pour survivre, grâce à son énergie géothermique et hydroélectrique, ses terres agricoles abondantes et sa faible densité de population humaine. D'autres îles au climat tempéré et à faible densité de population présentent des capacités de résilience similaires. C'est notamment le cas de l'Irlande, de l'Islande et de la Tasmanie, État australien insulaire situé au large du sud-est du pays. 

Le Royaume-Uni, en dehors de son caractère insulaire, figure également dans le classement. Ce pays densément peuplé qui ne produit actuellement que 50% de son alimentation possède des capacités importantes de résilience, « mais le tableau est plus complexe et ses caractéristiques sont moins favorables dans l'ensemble », estiment les scientifiques à l'origine de l'étude. 

« Les endroits qui n'ont pas subi les effets les plus flagrants des effondrements sociétaux sont décrits comme des "bouées de sauvetage" pour les populations humaines en cas d'effondrement, notamment grâce à la persistance de l'agriculture », indique le rapport.

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