Notre planète se réchauffe. Des glaciers se brisent. La fonte de la calotte s’accélère. En Arctique, des records de température tombent. Au Svalbard (Norvège), le climat s’affole. Et en cette fin septembre 2020, Heidi Sevestre, glaciologue et Climate Sentinel, était avec nous pour en parler.

Le Svalbard (Norvège), c'est incontestablement l'épicentre du réchauffement climatique. Cette région, située à mi-chemin entre la Norvège et le pôle Nord, se réchauffe sept fois plus vite que le reste de la planète. Et c'est très exactement là que Heidi Sevestre et les Climate Sentinels ont choisi de se rendre en avril 2021. Pour y vivre une expérience scientifique pas tout à faire comme les autres.

Parce qu'elle sera 100 % féminine, d'abord. Pour ouvrir la porteporte à d'autres possibles. Et surtout parce qu'elle sera propre. Pour donner l'exemple. Pas d'hélicoptèreshélicoptères ou de scooters des neigesscooters des neiges. Les Climate Sentinels s'entraînent au quotidien, prêtes à parcourir le Svalbard en ski, emportant leur matériel sur des pulka.

Le Svalbard, c’est aussi le territoire des ours polaires. © Heidi Sevestre, Climate Sentinels
Le Svalbard, c’est aussi le territoire des ours polaires. © Heidi Sevestre, Climate Sentinels

Sur la piste du noir de carbone

Heidi Sevestre et ses collègues partiront notamment en quête de noir de carbone dans les neiges fraîchement tombées. C'est la combustioncombustion incomplète des énergies fossiles et de la biomassebiomasse qui produit ce noir de carbonecarbone. Et il peut voyager sur des milliers de kilomètres avant de se déposer sur l'ArctiqueArctique. Il est la cause de 30 % du réchauffement actuel de la région.

Dans cette société où tout doit toujours aller vite, les Climate Sentinels prendront vraiment le temps de mieux comprendre les processus en cours. Tout comme Heidi Sevestre a pris le temps de répondre aux nombreuses interrogations des lecteurs de Futura concernant la fontefonte des glaces, le réchauffement climatiqueréchauffement climatique et même l'espoir qu'il nous reste de faire changer les choses.