Le coût de l'inaction climatique est connu et pourtant les objectifs ne sont toujours pas en voie d'être atteints. © Oraziopuccio

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Réchauffement climatique : l'inaction aura un coût élevé

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Lors du Climate Action Summit à l'ONU, les dirigeants du monde ont marqué par leur absence de plan pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Pourtant, les études sur le coût de l'inaction s'accumulent.

Lundi 23 septembre, les dirigeants du monde sont venus en chaussettes au sommet de l’ONU sur le climat. Ce sommet devait être « celui de l'action concrète » avait promis Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU. Il avait demandé aux présidents et Premiers ministres qui participaient des plans d'action pour réduire les émissions de carbone à zéro. À la place, ils sont arrivés avec zéro solution. Pourtant, Guterres l'affirme : « les solutions et technologies pour réduire de 70 % nos émissions existent déjà ».

Mais le blocage se maintient. Le Royaume-Uni et la France, qui ont légiféré pour avoir une économie neutre en carbone en 2050, ont été alertés durant le Climate Action Summit : pour l'instant, ils n'atteindront pas l'objectif. En cause, la difficulté à intégrer des mesures écologiques d'ampleur dans les politiques économiques.

Discours d'ouverture d'Antonio Guterres au Sommet sur le climat, à New York. © Cia Pak, UN Photo

L'inaction demeure, mais les nombres persistent

Pour autant, l'inaction a un coût en espèces sonnantes et trébuchantes. Beaucoup d'espèces. En effet, d'après un rapport publié par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, si rien n'est fait d'ici 2030, il faudra au moins 20 milliards de dollars par an pour financer ne serait-ce que l'aide humanitaire aux victimes du dérèglement climatique.

Et si en 2050, le climat se réchauffe de plus de 1,5 °C, les dégâts engendrés coûteraient quatre à cinq fois plus cher que les sommes à investir pour limiter ce réchauffement à 1,5 °C dès maintenant. Autrement dit, « cela représente un retour sur investissement d'au moins 4 pour 1 » assène Ove Hoegh-Guldberg, professeur à l'université du Queensland en Australie, et auteur de cette étude.

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