Des chercheurs de l’université de Newcastle (Royaume-Uni) montrent que les « tempêtes lentes » responsables d’inondations majeures seront de plus en plus violentes et fréquentes sur l’Europe avec le réchauffement climatique. © Bernd Schmidt, Adobe Stock
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Pourquoi devons-nous nous attendre à des tempêtes de plus en plus intenses en Europe ?

L'Allemagne et la Belgique viennent tout juste d'être balayées par une violente tempête. Dans le contexte de réchauffement climatique, les chercheurs nous avaient prévenus que nous devions nous attendre à ce genre de phénomènes météorologiques extrêmes. Ils le confirment une fois encore aujourd'hui.

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Près de 200 morts en Allemagne et en Belgique. C'est le dernier bilan -- toujours provisoire -- des inondations qui ont durement frappé ces deux pays en fin de semaine dernière. Le résultat de ce que les scientifiques qualifient de « tempête lente », un événement météorologique encore assez rare dans nos régions, mais à fort potentiel d'accumulation de précipitations. Et ce qui inquiète aujourd'hui, c'est que les climatologues estiment que ce type de tempête pourrait devenir 14 fois plus fréquent sur l'Europe d'ici la fin du siècle.

Une « tempête lente », c'est tout simplement une tempête qui se déplace lentement. Augmentant ainsi la quantité de précipitations sur une zone. Et avec elle, le risque d'inondations soudaines. Les travaux des chercheurs de l’université de Newcastle (Royaume-Uni) montrent que de tels événements météorologiques extrêmes se produisent plus souvent avec le réchauffement climatique.

Des simulations extrêmement précises

« Les superordinateurs nous offrent désormais des simulations climatiques paneuropéennes modélisant l'atmosphère de manière très détaillée, comme le font les modèles de prévision météorologique à court terme. La précision de ces modèles leur permet de bien mieux simuler les systèmes orageux et se traduit par une meilleure représentation des extrêmes », explique Abdullah Kahraman, chercheur, dans un communiqué de l’université de Newcastle.

« Notre étude montre les graves impacts auxquels nous pouvons nous attendre à travers l'Europe si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre », commente de son côté Lizzie Kendon, chercheur au Met Office. « Les inondations qu'ont connues la Belgique et l'Allemagne le confirment. Nos travaux sonnent comme un signal d'alarme. Nous allons devoir améliorer nos systèmes d’alerte et de gestion d'urgence, et mettre en œuvre des facteurs de sécurité liés au changement climatique dans nos conceptions d'infrastructures », conclut Hayley Fowler, ingénieur.

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