Planète

Pourquoi il ne faut pas brûler vos déchets de jardin

ActualitéClassé sous :Pollution , particules fines , jardin

Futura avec l'agence ETX Daily Up

Se débarrasser de ses feuilles mortes, branchages et autres tontes de pelouse sèches en les brûlant au fond du jardin est tentant. C'est pourtant une pratique très polluante et interdite. Des chercheurs français mettent en évidence l'impact de deux sources de combustion de biomasse dans l'atmosphère.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Le lombricompostage, recycler ses déchets grâce aux vers de terre  Pour recycler facilement les déchets organiques, rien de mieux que le lombricompostage. Cette technique basée sur l'activité naturelle des vers de terre se développe de plus en plus du fait de ses avantages écologiques et économiques. FutureMag, l’émission d’Arte, est partie à la rencontre de deux makers qui vous expliquent en vidéo comment fabriquer votre premier composteur. 

Des chercheurs français ont réalisé une expérience afin de mesurer précisément le taux de pollution généré par les feux extérieurs. Les résultats démontrent des taux de particules fines élevés et plus importants que ceux issus de bûches brûlées dans une cheminée ou un poêle à bois.  

À l'approche de l'automne, une pratique courante a lieu dans les jardins privés : faire un feu pour se débarrasser des déchets végétaux (feuilles mortes, résidus de tailles de haie, etc.). Mais, si la perspective d'une soirée autour d'un feu de camp et de victuailles réconfortantes est alléchante, ces feux sont toutefois de forts vecteurs de pollution, démontre une nouvelle recherche. 

Pour déterminer précisément le taux de particules émis par ces feux, une équipe de scientifiques français a déployé une pièce de la taille d'un petit appartement afin de réaliser des expériences à partir de bois de chauffage (hêtre, chêne et charme) et de deux appareils typiques de combustion (poêle à bois et cheminée), testés dans différentes conditions de puissance. Des tests de combustion à l'air libre de bûches de bois ont ensuite été réalisés pour procéder à une comparaison. 

Résumé graphique de l'étude sur le brûlage des déchets verts et la combustion de bûches de bois en foyer. © Institut national de l'Environnement industriel et des RISques (Ineris)

Feu de camp versus bûches de bois

Pour chaque kilogramme brûlé, les déchets végétaux incinérés ont produit jusqu'à 30 fois plus d'émissions de particules fines que la combustion de bûches dans un poêle, notent les auteurs de cette étude publiée dans la revue Science Direct. La fumée du poêle à bois contenait en revanche jusqu'à 12 fois plus d'hydrocarbures polyaromatiques cancérigènes. 

Toujours selon l'étude, les taux d'émissions relâchées par les feux extérieurs étaient 3 à 10 fois plus élevés pour le foyer et la combustion de bûches de bois en plein air. « Ces résultats mettent en évidence l'impact de la nature du combustible brûlé et des performances de combustion sur les émissions », soulignent les scientifiques. 

En France, plusieurs communes ont pris des mesures visant à réduire la pollution générée par les feux extérieurs, à l'instar de la ville de Lyon, qui interdit l'incinération des déchets verts. À la place, la municipalité suggère d'opter pour le compostage des résidus végétaux ou encore de les transformer en paillis qui est une technique efficace pour réduire l'humidité des sols et l'apparition des mauvaises herbes.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !