La France est touchée par un fort épisode de pollution aux particules fines lié à une situation météo particulière. Au nord du pays, un tel phénomène n'a rien d'exceptionnel, mais dans le sud-est, cette qualité de l'air dégradée est liée à des conditions météo très inhabituelles.


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    Le sud-est du pays voit rouge, et même rouge foncé : les cartes de pollution sont sans appel pour le pourtour méditerranéen et la vallée du Rhône entre ce mardi et jeudi. Sur des villes comme Marseille, Toulon, Angoulême et Lyon, les taux de pollution aux particules fines atteignent des seuils jugés dangereux pour la santé  : 88 µg/m3 pour Lyon ce mardi en ce qui concerne les PM10, sur une échelle de couleurcouleur qui ne monte pas au-dessus de 80 ! Le niveau reste très élevé sur les bords de la Méditerranée, jusqu'à 70 µg/m3 à Marseille. Prev'air annonce que les sources de cette pollution sont multiples : en particulier le trafic routier, mais aussi les industries, le chauffage résidentiel et, dans une moindre mesure à cette période, l'agriculture avec des émissionsémissions d'ammoniacammoniac.

    La subsidence des vents plaque les polluants au sol

    Avec des conditions météométéo aussi calmes que celles de cette semaine, les polluants ne peuvent pas se disperser. Un vaste anticyclone s'étend sur la France, avec une quasi-absence de vent. Le seul vent, très faible, qui circule est ce que les météorologuesmétéorologues appellent « un vent subsident » : ce courant se produit du haut vers le bas, il a donc pour conséquence de plaquer la masse d'air vers le sol. Dans ce cas, il maintient vers le bas les polluants émis au sol, et fait descendre ceux présents en altitude. Ces conditions sont courantes en hiverhiver sur la moitié nord du pays, mais beaucoup moins au sud : il est peu fréquent d'avoir une absence de vent, du mistral en particulier, sur les régions méditerranéennes. Cette zone très industrialisée, et donc très polluée, bénéficie en général d'une ventilationventilation, ce qui n'est pas le cas cette semaine.

    Malgré sa situation en bord de mer, Marseille affiche un taux de pollution dangereux pour la santé ces jours-ci. © Keopol, Pixabay
    Malgré sa situation en bord de mer, Marseille affiche un taux de pollution dangereux pour la santé ces jours-ci. © Keopol, Pixabay

    Aucun véritable changement de temps n'est pour l'instant prévu jusqu'à la semaine prochaine. Dans les zones les plus polluées, l'activité physiquephysique en extérieur est totalement à proscrire jusqu'au week-end au moins.  

     La qualité de l'air sera quasiment aussi dégradée ce mardi qu'au cours du pic de pollution de lundi. © Prev'air
     La qualité de l'air sera quasiment aussi dégradée ce mardi qu'au cours du pic de pollution de lundi. © Prev'air