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On a – de nouveau – retrouvé de la chair de dinosaure

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Des restes de protéines ont été retrouvés sur des os fossilisés d'un hadrosaure, un dinosaure datant de 80 millions d'années. Ce nouveau résultat vient conforter une première découverte, contestée, sur un fossile de tyrannosaure.

Trace d'une cellule découverte à l'intérieur du fémur d'un Brachylophosaurus canadensis, un hadrosaure de 80 millions d'années. © M. Schweitzer

En 2007, Mary Schweitzer, une paléontologue américaine de l'université de Caroline du Nord, parvenait avec son équipe à extraire une protéine (du collagène) des ossements d'un fossile de Tyrannosaurus rex datant de 68 millions d'années. L'analyse des acides aminés constituant cette protéine avait montré sa proximité avec le collagène des oiseaux, confirmant une parenté déjà connue entre eux et cette lignée de dinosaures.

Mais ce résultat avait été fraîchement accueilli par la communauté scientifique, qui redoutait une contamination des échantillons par des substances déposées plus récemment. Une publication avait même évoqué la présence d'hémoglobine d'autruche.

Mary Schweitzer vient de récidiver avec un autre fossile et une technique améliorée. L'équipe est retournée sur les lieux de la découverte, en 2006, d'un Brachylophosaurus canadensis, un dinosaure hadrosaure, c'est-à-dire caractérisé par une sorte de bec. Un fémur, fossilisé dans une roche crayeuse datant de 80 millions d'années, a été dégagé dans des conditions stériles.

Précautions maximales

L'analyse a ensuite été conduite rapidement. Alors qu'il avait fallu trois semaines et demie dans les extractions précédentes, l'équipe y parvient désormais en huit heures, ce qui est une manière de réduire les risques de contamination.

Le travail à peine publié, les résultats expérimentaux (27.800 spectres obtenus par spectrométrie de masse) ont été rendus disponibles à la communauté scientifique. Sans doute les auteurs espèrent-ils ainsi éviter un nouveau déluge de critiques, se souvenant de la réaction des paléontologistes qui avaient dû patienter plus d'une année pour disséquer à leur guise les 48.000 spectres tirés de l'analyse du fossile de T. rex.

Les auteurs entendent ainsi démontrer la fiabilité de leur méthode qui pourrait être adoptée à l'étude de bien d'autres fossiles de dinosaures dont les os conservent très bien les microstructures.

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