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Des océans plus chauds engendrent des ouragans plus puissants

ActualitéClassé sous :océanographie , science , température de surface

Selon une étude récente, détaillée dans l'édition du 17 Mars du journal Science, l'élévation de la température de surface des océans aurait bien contribué, depuis les années 70, à l'intensification des ouragans.

L'ouragan Wilma
Cliché du cyclone beta pris par le satellite Aqua le 27/10/05 (Crédits : Nasa)

Si le rôle tenu par l'homme dans le réchauffement est au coeur des débats, la grande partie des scientifiques s'accorde à dire que les ouragans puissants de cette saison deviendront sûrement la norme, pour les années futures.

Dans les années 70, dix ouragans de catégorie 4 balayaient en moyenne la surface de la planète. Depuis 1990, ce nombre a pratiquement doublé. La dernière saison en date a connu des ouragans aussi puissants que Katrina, avec des vents atteignant 250 kilomètres à l'heure, et Wilma, qui a pris sans gloire la première place au palmarès des phénomènes les plus puissants, avec des rafales frôlant les 280 kilomètres à l'heure.

Les avis sur les raisons de cette intensification sont partagés. Pour certains, il s'agit d'une tendance, d'un cycle océanique et atmosphérique des plus naturels. Pour d'autres, l'élévation de la température des océans, causée par le réchauffement climatique, est le coupable idéal. Ainsi, selon la thèse défendue par ces derniers, l'accroissement des températures dans l'atmosphère provoquerait l'échauffement de la surface des océans et favoriserait l'évaporation. Les ouragans n'auraient alors qu'à puiser dans cette manne providentielle pour se renforcer.

Dans le cadre d'une récente étude, des chercheurs ont utilisé des modèles statistiques basés sur la théorie de l'information, afin de déterminer quels facteurs influencent la puissance des ouragans. Pour ce faire, ils ont considéré les phénomènes météorologiques des 35 dernières années ayant balayé six zones océaniques, tels que l'Atlantique Nord, l'Océan Pacifique, et l'Océan Indien. Il ressort de leur étude que les principaux paramètres à prendre en compte sont les suivants :

  • Le taux d'humidité dans la troposphère ;
  • L'élévation de la température de surface des océans ;
  • Les mouvements de circulation d'air de grande échelle ;
  • Le cisaillement
.

Les modèles, ainsi que les travaux exposés dans le journal Science, indiquent que, à l'exception de l'élévation de température de la surface des océans, tous ces facteurs ne peuvent influencer les ouragans que sur un court laps de temps. Ainsi, aux yeux de l'équipe, l'accroissement de la température de surface est bien le coupable idéal...

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