L'Atlantique du nord-est et la Méditerranée auront bientôt un système d’alerte rapide aux tsunamis, similaire à ceux mis en place dans les océans Pacifique et Indien et dans les Caraïbes. © DR

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Un système d'alerte aux tsunamis en Méditerranée

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Face à l'ampleur du dernier tsunami au Japon, les pays souhaitent mieux prévenir ce genre de catastrophe naturelle. Ce 10 août sera testé pour la première fois le système d'alerte rapide aux tsunamis dans l'Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée.

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Les tsunamis qui ont frappé l'Asie du Sud-Est (2004) et le Japon (2011) ont mis en évidence le rôle prépondérant des systèmes d'alerte aux populations pour éviter un maximum de victimes. Quasi inexistant en Asie à l'époque du tsunami du 26 décembre 2004, le système d'alerte a bien fonctionné lors du tsunami qui a frappé la côte nord-est du Japon en mars 2011, ce qui explique le « faible » nombre de victimes japonaises (8.000) contre plus de 220.000 morts en Asie.

Bien qu'ils soient historiquement moins fréquents que dans l'océan Pacifique, des tsunamis ont déjà été observés en Méditerranée et en Atlantique du Nord-Est. D'après les experts, plus de 80 % des tsunamis observés ont lieu dans l'océan Pacifique, 10 % dans l'océan Indien et environ 5 à 10 % en mer Méditerranée.

Comme le précise le communiqué de l’Unesco, « en 1755, la ville de Lisbonne a été détruite par un important tsunami provoqué par un fort tremblement de terre au niveau de la faille Açores-Gibraltar. Lors d'un autre tsunami, en 1908, 85.000 personnes sont mortes à Messine (Italie) ». L'Europe a donc décidé de se doter d'un système d'alerte.

Un test grandeur nature en Turquie

Mis sur pied en novembre 2005 sous l'égide de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), ce système sera testé pour la première fois de façon à s'assurer du bon fonctionnement des flux de communication (paramètre clé du système) entre les différents organismes impliqués dans ce type de catastrophe naturelle. Ce test va prendre la forme d'un message qui sera envoyé par l'Observatoire et l'Institut de recherche sismique d'Istanbul (Turquie) à tous les centres nationaux et les points focaux d'alerte aux tsunamis de la zone des 31 pays participants. Il s'agit de mettre en évidence les éventuelles lacunes dans la diffusion des alertes. Les messages seront diffusés par courrier électronique, par fax et via le GTS, Global Telecommunication System. La rapidité de transmission des données et la réactivité des centres nationaux sont en effet un élément essentiel du dispositif d'alerte aux tsunamis.

La Turquie n'a pas été choisie au hasard. Bien qu'il soit très difficile de prévoir ces événements, les scientifiques estiment que la mer de Marmara pourrait  être le siège d'un tsunami, plus faible que celui du Japon, mais potentiellement meurtrier en raison de la grande densité de la population.

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