À l'heure actuelle, la production de l'énergie solaire nécessite souvent des installations coûteuses et peu pratiques. Et si une peinture pouvait changer la donne ? Dernière avancée dans le domaine de l'énergie verte, une nouvelle technique permet d'appliquer des cellules photovoltaïques à pratiquement tout type de surfaces.
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Des chercheurs de l'université de Sheffield, au Royaume-Uni, ont développé des cellules photovoltaïques en pérovskite qui pourraient s'appliquer à la manière d'une peinture en aérosolaérosol. Il deviendrait donc possible, en théorie, de transformer toute une gamme de produits et de surfaces en générateursgénérateurs d'énergieénergie. L'idée de panneaux solaires souples n'est pas nouvelle mais tarde à se concrétiser.

Cette nouvelle piste apporte un autre avantage : le coût de fabrication plus faible. Alors que les cellules solaires sont souvent composées de matériaux dont la fabrication réclame beaucoup d'énergie (notamment avec le siliciumsilicium), l'utilisation de la pérovskite (un minéralminéral abondant sur TerreTerre) en nécessiterait beaucoup moins.


L'énergie solaire photovoltaïque, comment ça marche ? Les explications de Jamy Gourmaud. © EDF Energies Nouvelles Réparties

Les cellules s'appliqueraient par une méthode qui s'apparente à la peinture d'une voiturevoiture ou à l'imprimerie graphique : des pulvérisateurs les répartissent en plusieurs couches. Le gaspillage serait ainsi minimisé. Le concept pourrait s'adapter facilement à une production en série et devenir plus accessible.

En remplaçant la couche d'absorptionabsorption de lumièrelumière, essentielle à toute cellule photovoltaïque, par une pérovskitepérovskite sous forme de peinture pulvérisée, les chercheurs ont également amélioré le rendement énergétique. « Les meilleurs rendements des cellules organiques sont autour des 10 %. Les cellules pérovskite ont désormais un rendement qui peut atteindre 19 %. Ceci n'est pas loin derrière le silicium à 25 %, le matériel qui domine le marché mondial du solaire » explique le professeur David Lidzey, chercheur principal sur ce projet.