Aujourd’hui, l’autoconsommation, rendue possible dans la plupart des cas par des panneaux solaires photovoltaïques, apparaît comme une solution compatible avec le modèle énergétique de demain. Elle séduit de plus en plus de particuliers et même les collectivités et les entreprises y viennent. © U. J. Alexander, Fotolia

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L’autoconsommation, du particulier au collectif

ActualitéClassé sous :énergie renouvelable , transition énergétique , Autoconsommation

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La loi de transition énergétique a fixé pour 2030 un objectif de consommation d'énergie renouvelable de 32 %. L'autoconsommation apparaît comme l'un des moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. D'autant qu'au-delà des particuliers, elle séduit aujourd'hui les collectivités et les entreprises.

Faire le choix de l'autoconsommation, c'est faire le choix de consommer soi-même l'énergie que l'on produit pour couvrir une partie, plus ou moins importante, des besoins de son logement. Un choix qui apparaît comme doublement écoresponsable. Car l'énergie autoconsommée est, dans la plupart des cas, produite à partir de panneaux solaires photovoltaïques installés en toiture ou même dans un jardin. Une énergie renouvelable, donc.

La démarche est l'occasion de mieux maîtriser sa consommation en pilotant les usages de l'électricité de façon plus intelligente. Ainsi, l'autoconsommation est-elle amenée à devenir l'une des briques des maisons intelligentes de demain. Des maisons qui pourront, par exemple, choisir de programmer le lancement d'une machine à laver parce que la météo prévoit dans l'après-midi, un soleil radieux.

Début 2017, quelque 20.000 foyers français avaient opté pour l’autoconsommation. Plus de 100.000 installations devraient voir le jour chaque année à l’horizon 2020. Pour suivre au plus près les besoins de ses clients, EDF lance une offre baptisée « Mon Soleil & Moi ». Une offre intelligente pour une autoconsommation sur mesure. © EDF

Les premiers pas de l’autoconsommation collective

Si l'autoconsommation a d'abord séduit les particuliers, ce sont désormais les collectivités et les entreprises qui commencent à sauter le pas. Des primes à l'investissement sont accordées aux installations en autoconsommation avec revente de surplus. Et en avril 2017, un décret est venu ouvrir le champ des possibles en permettant le partage entre un ou plusieurs producteurs, et un ou plusieurs consommateurs.

Même si le cadre réglementaire de cette pratique reste encore à préciser, EDF et le promoteur OGIC se sont associés pour élaborer à Lyon, un projet immobilier à la pointe de l'autoconsommation. D'ici fin 2019, le programme Ydéal Confluence comptera cinq bâtiments sur un total de 12.000 m2 et une centaine de logements, une résidence étudiante, des bureaux, des commerces et une crèche. Objectif : couvrir 50 % des besoins énergétiques de l'ensemble par l'énergie solaire. Comment y arriver dans une zone où le taux de couverture plafonne généralement autour de 20 % ? Grâce à un système de pilotage adossé à une batterie au lithium de 200 kWh.

L’autoconsommation séduit aussi les industriels

En Ardèche, c'est Ekibio, une entreprise de fabrication et de transformation de produits issus de l'agriculture biologique, qui fait figure de pionnier de l'autoconsommation. Elle réalise quelque 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel et fait travailler plus de 200 collaborateurs sur 15.000 m2 de bâtiments. Elle a fait le choix, accompagnée par EDF, d'installer 700 m2 de panneaux photovoltaïques afin d'acquérir une certaine autonomie énergétique. Aujourd'hui, 100 % de l'énergie ainsi produite est consommée sur place, représentant environ 10 % des besoins de l'entreprise. Et selon EDF, les dossiers portés par des industriels se multiplient.

Sujet réalisé en partenariat avec les équipes d'EDF.

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