La Chine veut un carburant renouvelable pour son aviation commerciale. Pour le développer, elle vient de signer un contrat avec le constructeur européen Airbus. L’hydrocarbure sera produit à partir d’une biomasse locale et durable dans une nouvelle raffinerie, une fois la procédure de certification terminée.
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Le constructeur européen Airbus vient d'annoncer avoir été choisi par la Chine pour développer un carburant renouvelable destiné à l'aviation commerciale, amenée dans ce pays à s'accroître fortement au cours des 20 prochaines années. « China Petroleum & Chemical Corporation (Sinopec), l'une des plus importantes sociétés d'énergieénergie en Chine, et Airbus travaillent au développement et à la promotion d'un carburant renouvelable pour une utilisation commerciale régulière dans le secteur de l'aviation en Chine », explique Airbus dans un communiqué.

L'avionneur ajoute que « Sinopec est le partenaire clé permettant au gouvernement central d'établir un certificatcertificat de navigabilité chinois relatif aux carburants alternatifs ». L'hydrocarburehydrocarbure sera produit à partir de matièresmatières premières locales par Sinopec qui utilisera sa propre technologie dans une raffinerie nouvellement construite à Hangzhou (près de Shanghai). « Elle est l'une des seules, dans le monde, à posséder la capacité de produire à grande échelle du carburant pour l'aviation à partir de biomasse », selon le constructeur européen.

En 2008, Airbus a fait voler l'un de ses A380 avec un moteur consommant du GTL, un carburant synthétique réalisé à partir de gaz naturel, donc produit sans utiliser de pétrole. © Karl Hab, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

En 2008, Airbus a fait voler l'un de ses A380 avec un moteur consommant du GTL, un carburant synthétique réalisé à partir de gaz naturel, donc produit sans utiliser de pétrole. © Karl Hab, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Un biocarburant pour avion tiré de la biomasse locale

Interrogé par l'AFP, Airbus n'était pas en mesure de préciser quand la production pourrait démarrer. Pour autant, une porte-parole a souligné que ce ne sera pas à longue échéance. « Nous en sommes à la sélection de la matière, la biomasse qui doit provenir à 100 % de Chine et être durable. Une fois que l'analyse de durabilitédurabilité et de certificationcertification sera terminée, nous lancerons la production », a-t-elle commenté. Elle a ajouté que le processus de certification prenait entre 6 mois et 3 ans. « Mais nous sommes plutôt dans l'idée que cela prendra environ 1 an », a-t-elle encore déclaré.

Airbus explique apporter « son expertise technique », acquise lors des processus antérieurs de certification auprès des autorités américaines et européennes. L'avionneur contribue déjà au développement de carburants alternatifscarburants alternatifs en Australie, en Amérique latine, en Europe et au Moyen-Orient. Le développement de biocarburant en Chine est stratégique pour Airbus, le transport aérien étant l'un des plus prometteurs au monde.

Début septembre, le constructeur du célèbre moyen-courrier A320 et du plus gros avion de la planète, l'A380, table sur un marché total d'environ 28.200 aéronefsaéronefs à livrer entre 2012 et 2031, dont 35 % en Asie.