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« Mission Banquise » : retour sur la terre ferme

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"Je n'ai pas vu d'ours, j'aurais souhaité voir un ours" a déclaré Jean Louis Etienne sur France Info. Comme prévu, l'explorateur a été récupéré jeudi dernier par le brise-glace russe Yamal. Les détails de la mission seront pour dans une quinzaine de jour à son retour en France.

© Francis Latreille pour la "Mission Banquise"

Tout est bien qui finit bien. Après trois mois de dérive sur la banquise du pôle Nord, Jean-Louis Etienne renoue avec la civilisation. L'explorateur avait décidé de partir « au moment où la banquise va devenir impraticable à cause de la multiplication des mares d'eau » précisait-il samedi dernier dans son journal de bord*. Et pour cause ! La progression autour du Polar Observer était devenue de plus en plus problématique puisque par endroit, le Français s'enfonçait jusqu'aux cuisses dans la neige. Une tente abritant les affaires de l'explorateur à l'extérieur du Polar s'était transformée en piscine.

Bref, des conditions de plus en plus difficile et pouvant mettre en péril la mission, la plus grande inquiétude venant de la dislocation rapide de la banquise. « Je pars au moment où la banquise va devenir impraticable à cause de la multiplication des mares d'eau. »

Pour Jean-Louis Etienne, « dans l'ensemble tout s'est bien passé ». Même si le vent du Sud a troublé l'expédition en faisant remonter parfois la plaque sur laquelle dérivait le Polar vers le pôle Nord. Même si certains appareils scientifiques ont déclaré forfait. Et même si le soleil n'était pas toujours au rendez-vous ! Il retiendra sûrement son étonnement devant la pluie qui de mémoire n'avait jamais été observé sous ses latitudes.

Caroline Idoux - Futura-Sciences, Paris

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