Les sols gorgés d'eau du nord-est du Brésil ne sont plus capables d'absorber de nouvelles pluies. © Canva
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Inondations meurtrières au Brésil : les raisons de la catastrophe

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Des inondations majeures et des glissements de terrain ont causé la mort d'une centaine de personnes dans le nord-est du Brésil : en cause, des « ondes d'est », des pluies diluviennes en provenance d'Afrique.

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[EN VIDÉO] Comment faire face aux catastrophes naturelles ?  Chaque année de nombreuses catastrophes naturelles ravagent les pays du Sud. Malheureusement, avec le peu de moyens disponibles, la gestion de ces états de crise est souvent problématique. Sébastien Hardy, géographe de l’IRD (institut de Recherche pour le développement) nous parle au cours de cette vidéo des solutions envisagées par l’organisme pour traiter le problème. 

Après avoir connu plusieurs mois de sécheresse, le nord-est du Brésil a été confronté à plusieurs dégradations très pluvieuses ayant déjà entraîné de multiples inondations ces dernières semaines. Même si le risque de précipitations diluviennes et de glissements de terrain avait bien été prévu et annoncé par le service météorologique du pays, la catastrophe n'a pas pu être évitée ces derniers jours dans la région de Recife : après les dernières intempéries, les sols étaient gorgés d'eau et n'étaient plus en mesure d'absorber de nouvelles pluies. Or, les précipitations du week-end dernier ont été particulièrement intenses en l'espace de quelques heures seulement. Il est tombé 236 mm sur l'État du Pernambouc, soit trois semaines de pluie en une nuit seulement.

Il s'agit d'ondes d'est (eastern waves, en anglais), des pluies orageuses provoquées par une dépression tropicale qui se déplace d'est en ouest. Ces pluies orageuses en provenance d'Afrique sont poussées par les alizés et sont tout à fait habituelles à cette époque de l'année. Mai, juin et juillet sont en effet les mois les plus pluvieux de l'année, mais les pluies du week-end ont largement dépassé la normale.

En rouge, les ondes d'est responsables des pluies diluviennes sur le nord-est du Brésil. © Metsul

La température actuellement très élevée de l'océan est un facteur aggravant : plus la mer est chaude, plus les dépressions emmagasinent d'énergie et plus elles déversent de pluie. Autre raison qui explique l'ampleur de la catastrophe, les constructions anarchiques (majoritairement des bidonvilles) sur des terrains instables dans un relief très vallonné et donc sujet aux ruissellements.

Les prochaines semaines s'annoncent à nouveau humides et les autorités craignent de nouvelles catastrophes en raison des sols très fragilisés par les récentes intempéries, mais aussi par la déforestation.

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