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Premier génome d'arbre déchiffré

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Un consortium international comportant des chercheurs de l'Université de Gand vient de déchiffrer le premier génome d'arbre, celui du peuplier.

Outre une meilleure compréhension du fonctionnement des arbres, cette avancée scientifique ouvre des perspectives de réponses intéressantes aux questions biologiques universelles.

Des applications concrètes dans les domaines de l'écologie et du combat contre le réchauffement de la planète sont également envisagées. En mai 2002, un consortium international a choisi de s'attaquer à l'étude du génome du peuplier. 50 fois plus petit que celui du pin et quatre fois plus important que celui d'Arabidospsis (plante séquencée il y a quatre ans), le génome du peuplier (trichocarpa de Populus) s'avère être un modèle idéal pour l'étude des arbres.

Grâce au séquençage, les chercheurs seront en mesure de comparer les génomes du peuplier et de l'Arabidospsis et espèrent ainsi pouvoir identifier les gènes spécifiques des arbres.

En s'appuyant sur de algorithmes mathématiques développés à cet effet, les chercheurs de l'Institut interuniversitaire de biologie (VIB) de Flandre estiment que le peuplier possède environ 50 000 gènes et pensent que 10 000 d'entre-deux n'ont pas été identifiés dans l'Arabidopsis. Ces 10 000 gènes pourraient précisément être ceux spécifiques aux arbres. Les applications issues de ces découvertes et de ces nouvelles données pourraient être nombreuses. En effet, des biologistes moléculaires s'intéressent déjà aux fonctions de ces gènes. De telles recherches, notamment menées par le Pr. Wout Boerjan (VIB), pourraient apporter de nombreuses réponses à des questions biologiques propres aux animaux et à l'Homme.

Ces recherches peuvent également mener à des applications particulières dans des domaines tels que l'écologie. Une connaissance génétique complète permettrait en effet à des chercheurs de modifier des arbres génétiquement au profit de la condition humaine et de l'environnement. Ainsi, véritables poumons terrestres, les arbres pourraient par exemple être génétiquement modifiés de sorte qu'ils piégent davantage encore de CO2, principal gaz à effet de serre. De nouvelles variétés d'arbres, plus adaptées à la construction ou à la production de papier, pourraient également être envisagées.