Des chercheurs de l’université technologique de Sydney (Australie) ont observé comment des puits creusés par des chevaux et des ânes sauvages peuvent servir de réserve d’eau à plusieurs dizaines d’autres espèces dans les régions désertiques. © Kerry Hargrove, Adobe Stock
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Les « trous du cul » creusés par les chevaux sauvages aident à lutter contre la sécheresse

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[EN VIDÉO] Les chiffres de l'eau en France  32 milliards de mètres cubes prélevés chaque année en France dont la moitié sert à refroidir les centrales thermiques. Voici l'un des chiffres clé de l'eau en France. 

Avec l'exploitation des terres pour les humains et le réchauffement climatique, l'eau se fait de plus en plus rare à la surface de notre Planète. Mais, dans les déserts, certains animaux sauvages -- comme les chevaux ou les ânes -- ont trouvé un moyen d'améliorer la disponibilité en eau. Ils creusent des puits dans lesquels d'autres viennent boire.

Ils descendent de chevaux et d'ânes autrefois exploités par les Hommes. Retournés à la vie sauvage, ils errent dans certains déserts du monde. Ils sont généralement considérés comme une menace. En Australie, ils ont même fait l'objet de programmes d'éradication de masse. Mais les travaux menés par des chercheurs de l’université technologique de Sydney (Australie) pourraient venir redorer cette réputation.

Car il se trouve que ces chevaux et ces ânes ont pris l'habitude de creuser des sortes de puits -- des « trous du cul », comme les surnomment affectueusement les scientifiques -- qui augmentent considérablement la disponibilité en eau dans les ruisseaux des déserts qu'ils peuplent. Surtout lorsque les températures s'envolent et que ces puits font figure de seules sources disponibles.

Une source d’eau pour des dizaines d’espèces

Près de 60 espèces différentes ont été surprises en train de s'abreuver grâce à ces puits. D'autres herbivores mais aussi des oiseaux. Et puis, des lions. Même une fois asséchés, certains servent encore... de pépinières pour la germination et l'implantation d'arbres.

Les chevaux et les ânes sauvages ne sont pas les seuls à rendre ce genre de services aux écosystèmes. Des zèbres le font aussi. Des éléphants, également. Et des wombats. Une habitude qui leur semble héritée du passé. De quoi expliquer, peut-être, les restes de puits profonds de deux mètres et datant de 13.500 ans découverts en Amérique du Nord. Ils auraient été creusés par un mammouth.

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