Le mystère du monstre du Loch Ness plane depuis des centaines d’années. Aujourd’hui, des chercheurs pourraient être sur le point d’y mettre un terme. © Michael Rosskothen, Fotolia

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Le monstre du Loch Ness trahi par son ADN ?

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Le Loch Ness a été maintes fois sondé dans l'espoir d'y débusquer le monstre qui fait tant parler de lui depuis des centaines d'années. En vain. Mais en analysant des ADN contenus dans son eau, les chercheurs espèrent lever le voile du mystère.

Un plésiosaure à long cou, survivant miraculeux de l'ère des dinosaures. Un esturgeon ou un poisson-chat géant. De simples bûches flottantes. Les explications aux observations rapportées depuis des centaines d'années, d'un monstre vivant dans le Loch Ness (Écosse), ne manquent pas. Mais pour l'heure, aucune n'a pu être scientifiquement confirmée.

Aujourd'hui, un chercheur de l'université d’Otago (Nouvelle-Zélande) propose une méthode encore inexploitée pour enfin débusquer le monstre... ou pas. « Lorsqu'une créature se déplace dans l'eau, elle laisse derrière elle de minuscules fragments d’ADN. Ils peuvent provenir de sa peau, de ses plumes, de ses écailles ou même de son urine », explique Neil Gemmell.

Nessie a-t-il laissé de son ADN dans les eaux du lac ? D’ici quelques mois, nous en aurons le cœur net. © Voros Gergely, Fotolia

Un inventaire de la biodiversité du lac

Ainsi son équipe est-elle partie pour prélever, dans le courant du mois de juin 2018, quelque 300 échantillons d'eau à différents endroits du lac et à différentes profondeurs. Les ADN contenus dans ces échantillons seront ensuite extraits et séquencés puis comparés à une banque de données d'espèces connues. De quoi, à défaut d'y trouver trace d'un authentique monstre, au moins faire l'inventaire des espèces vivant dans le lac.

Les résultats de l'étude devraient être disponibles dès la fin de cette année 2018. Et quoi qu'ils révèlent, Neil Gemmell - qui « ne pense pas tomber sur un "ADN monstrueux" » - a conscience que cela ne découragera sans doute pas les plus fervents défenseurs de Nessie. « J'aurais au moins gagné l'admiration de mes enfants », conclut le chercheur.

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